Le président du Social Democratic Front (SDF), Joshua Osih, a dénoncé avec vigueur la manière dont le projet de loi portant révision constitutionnelle a été adopté en commission parlementaire. Selon lui, moins de deux heures ont suffi pour examiner un texte qui engage pourtant l’avenir institutionnel du Cameroun.

Le SDF avait proposé un amendement visant à refléter la réalité historique du pays : un équilibre entre l’ancien Cameroun occidental et l’ancien Cameroun oriental. Pour Osih, cette reconnaissance n’est pas un détail mais une exigence de justice historique. “Le Cameroun n’est pas un accident de l’histoire, il est né de la rencontre de deux peuples et de deux héritages”, a-t-il martelé.
En rejetant toute amélioration et en fermant la porte au dialogue, la majorité parlementaire aurait, selon lui, tourné le dos à une opportunité historique de réconciliation nationale. Pire encore, la création d’un poste de vice-président nommé et révoqué à la discrétion du chef de l’État est perçue comme une dérive autocratique. “Le pouvoir ne se donne pas, il se reçoit du peuple”, a rappelé Osih, dénonçant une contradiction flagrante avec l’esprit de la Constitution.



Pour le SDF, cette réforme fragilise la légitimité démocratique et renforce la centralisation du pouvoir. “Le Cameroun mérite mieux qu’une réforme précipitée”, conclut Osih, promettant de poursuivre le combat pour une unité nationale fondée sur la justice et la démocratie.
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