À quelques jours de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, le pagne officiel du 8 mars, symbole de cette commémoration, est au centre d’une vive controverse. Dans la région du Sud, une sortie remarquée de Madame Cathy Meba, membre du conseil régional, relance le débat sur l’accessibilité et la commercialisation de ce tissu devenu emblématique.
Une dénonciation sans détour
« Le pagne du 8 mars est une véritable torture », a déclaré Madame Meba, dénonçant une situation qu’elle qualifie de « mafia organisée ». Selon elle, le tissu est introuvable chez les distributeurs agréés et ne circule qu’entre les mains de revendeurs informels, à des prix pouvant atteindre 15 000 francs CFA.

Les femmes des villages en première ligne
La conseillère régionale s’inquiète particulièrement pour les femmes des zones rurales et celles disposant de faibles revenus. « Comment vont faire nos mamans du village ? Ou encore les jeunes filles, les femmes qui disposent de petits budgets ? », s’interroge-t-elle. Pour beaucoup, le pagne représente un honneur et une fierté, mais son coût actuel le transforme en luxe inaccessible.
Un appel à l’action collective
Face à cette flambée des prix, Cathy Meba propose une mesure radicale : « Je propose aux femmes pour l’année prochaine de refuser de porter le pagne s’il n’est pas disponible et à bon prix pour tous. » Une déclaration qui pourrait ouvrir la voie à un mouvement de contestation et à une réflexion nationale sur la gestion de ce symbole.
Entre symbole et marchandisation
Le pagne du 8 mars, censé unir les femmes autour d’une célébration commune, semble désormais diviser. La polémique met en lumière un enjeu plus large : comment préserver la valeur symbolique d’une tradition sans la transformer en produit de luxe réservé à une minorité ?










