Fin des parkings payants dans les hôpitaux publics

Fin des parkings payants dans les hôpitaux publics

Le ministre de la Santé publique, Malachie Manaouda, a signé le 19 février une circulaire mettant un terme aux parkings payants dans les formations sanitaires publiques du Cameroun. Le document, adressé aux responsables hospitaliers, ordonne l’arrêt immédiat de toute tarification du stationnement au sein des hôpitaux concernés.

Le ministre dit déplorer la « prolifération » de parkings payants, parfois confiés à des opérateurs privés, qu’il juge en « déphasage » avec les missions fondamentales du service public hospitalier. Selon lui, cette pratique porte atteinte à « l’image de marque du service public hospitalier », alors que l’égal accès aux soins et l’humanisation de l’environnement sanitaire doivent rester prioritaires.

Une mesure qui cible toutes les structures publiques
La circulaire vise explicitement les directeurs généraux des hôpitaux de première catégorie, les directeurs des hôpitaux centraux, de district, ainsi que les chefs de centres médicaux d’arrondissement et les responsables des centres de santé intégrés. Tous sont invités à « prendre les dispositions urgentes et utiles » pour mettre fin à ce que le ministre qualifie de « pratique mercantiliste au détriment des patients et de leurs accompagnateurs ».

Accessibilité financière au cœur du débat

Au-delà du stationnement, cette décision s’inscrit dans le débat plus large sur l’accessibilité financière des soins au Cameroun. Dans un système où les dépenses directes des ménages restent élevées, toute charge supplémentaire – même périphérique – peut constituer un frein à la fréquentation des structures publiques.

En dénonçant une logique « mercantiliste », Malachie Manaouda entend recentrer l’action hospitalière sur sa vocation sociale. La circulaire confie à l’inspecteur général des services administratifs, au directeur de l’organisation des soins et de la technologie sanitaire, ainsi qu’aux délégués régionaux de la Santé publique, la mission de veiller à la stricte application de la mesure.

Des défis de gestion à anticiper
La suppression des parkings payants pourrait toutefois nécessiter des ajustements, notamment en matière de sécurité et d’organisation des espaces de stationnement. Mais le signal est clair : dans les hôpitaux publics, l’accès aux soins et aux infrastructures ne doit pas être conditionné par des frais additionnels.

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