La ville de Yaoundé est sous le choc après le viol suivi de l’assassinat de la jeune Divine Mbarga, âgée de 11 ans, dans la nuit du mercredi 18 mars 2026. Le drame s’est produit dans une maison en chantier située au quartier Nkoabang.
Dans un communiqué rendu public, la Commission des Droits de l’Homme du Barreau du Cameroun a exprimé sa consternation face à ce crime odieux. Elle a adressé ses condoléances à la famille de la victime et assuré de son accompagnement afin que justice soit rendue.
La Commission dénonce une recrudescence des violences sexuelles et des crimes contre les enfants, qu’elle qualifie de « crise de conscience » et de « régression des valeurs fondamentales » au sein de la société camerounaise. Elle rappelle que la vie humaine est sacrée et que nul enfant ne devrait subir une telle cruauté.
Tout en saluant les efforts des forces de l’ordre et de la justice dans la répression des violences basées sur le genre, la Commission souligne les failles persistantes dans la prévention de ces crimes. Elle pointe notamment le manque d’éducation à la dénonciation des abus, parfois tus au sein même des familles.
Le communiqué rappelle également les engagements internationaux du Cameroun, notamment la Convention relative aux droits de l’enfant ratifiée en 1993, qui consacre le droit inhérent à la vie et la protection contre toute forme de violence. La Commission interpelle l’État sur ses responsabilités constitutionnelles et appelle les autorités à renforcer les mesures de prévention et de répression.
Enfin, elle invite les parents à assumer pleinement leur rôle dans la protection des enfants, en signalant systématiquement aux autorités les cas d’abus ou de violences.
Ce drame relance le débat sur la sécurité des enfants et la lutte contre les violences basées sur le genre, dans un contexte où la société camerounaise est régulièrement confrontée à des crimes similaires.
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