Focus Média Afrique

Assemblée Nationale : Pr ISAAC TAMBA, VERS LA MATURATION DU CONTRÔLE DU GOUVERNEMENT

Par Pierre Nka| La Fabrique des alternatives

Il revient fraîchement d’une retraite après son depart du Ministère de l’économie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat). C’est là que le Cameroun découvre la plénitude de cet enseignant à la Faculté des sciences économiques et de gestion de l’université de Yaoundé 2. Moi aussi. D’une manière particulière.

Alors que je suis directeur de la rédaction du quotidien l’Economie, plus en posture de chef d’orchestre, mes reporters spécialisés sur l’actualité de ce ministère me ramènent chaque fois des contenus qui me posent un problème. L’Etat du Cameroun a du mal à faire avancer ses projets. Grands projets structurants comme ceux inscrits dans le journal des projets sous forme de Budget d’investissement public.

Je veux en savoir plus. Je me fais accompagner de Landry T. jeune journaliste-stagiaire venu de Siantou. Il me rythme avec aisance dans les couloirs du MINEPAT. À la cellule de communication puis à la Direction générale de l’Economie et de la programmation des investissements. Nous sommes retardés au secrétariat. Naturement, nous n’avions pas rendez-vous.

Au moment de reprendre l’ascenseur, Pr Isaac Tamba sort de son bureau. Nous ressortons aussi de l’ascenseur pour lui expliquer l’objet de notre présence. Le titre « L’Economie » primait sur le Directeur de rédaction que j’etais. Dans son bureau, pour quelques minutes, j’ai une entrevue sans protocole. À la question de savoir pourquoi ça traine, Pr. Isaac Tamba lâche le mot « MATURATION ». C’était ma première fois d’entendre parler de ce concept dans la chaine de planification des projets au Cameroun. Si on parle aujourd’hui de visa de Maturation, objectivement, dans l’univers camerounais, Pr Isaac Tamba y est pour beaucoup.

En arrivant comme Directeur de cabinet du nouveau président de l’Assemblée Nationale, nous espérons une fabrique des alternatives dans la relation entre le Gouvernement et l’Assemblée Nationale. Avec le risque de se tromper, nous pensons que si Pr Isaac Tamba a discipliné la structuration du BIP et des projets dits structurants, il apportera sans doute une énergie nouvelle dans le contrôle de l’action gouvernementale. En réalité, les arbitrages aujourd’hui dans la planification publique a pris une autre dimension au sein de l’appareil gouvernemental sous la conduite du Minepat. En retrouvant, un maillon central de ce ministère transversal à l’Assemblée nationale, nous y voyons une opportunité de transformation du travail des membres de la chambre Basse du parlement camerounais. Nous suivons pour vous avec Sens Politique, la note de Conjoncture sur les politiques et actions publiques depuis 2020.

Quitter la version mobile