Le Bassin du Congo, deuxième poumon vert de la planète après l’Amazonie, est l’une des forêts tropicales les plus vastes et les plus riches du monde. Couvrant plus de 3,46 millions de km², il englobe forêts, savanes, marécages, écosystèmes montagneux et les plus grandes tourbières tropicales, régulant les précipitations, les cycles de l’eau et le climat au-delà de sa région. Abritant plus de 10 000 espèces de plantes, 400 mammifères, 1 000 oiseaux et 700 espèces de poissons, le Bassin du Congo est un réservoir de biodiversité unique et constitue le plus grand puits de carbone tropical. Ses tourbières seules stockent environ 30 milliards de tonnes de carbone, essentielles à la stabilité climatique mondiale.

La deuxième Conférence du Bassin du Congo s’est officiellement ouverte le mardi,25 Août 2026 à Yaoundé, réunissant près de 120 acteurs clés de six pays d’Afrique centrale. Cette rencontre régionale, organisée par l’Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique (AFSA), vise à consolider les efforts pour une agroécologie inclusive, des systèmes alimentaires durables et la préservation de la biodiversité dans le bassin du Congo, tout en abordant la justice climatique.
Trois ans après le premier sommet tenu à Kinshasa, en République démocratique du Congo, l’évènement rassemble des représentants gouvernementaux, organisations de la société civile, agriculteurs, chercheurs et communautés autochtones du Cameroun, Gabon, République du Congo, RDC, Centrafrique et Guinée équatoriale.Dans son allocution d’ouverture, le ministre camerounais de l’Agriculture, Gabriel Mbaïrobé, a souligné l’urgence de réformer les systèmes alimentaires face à la croissance démographique : « La population de l’Afrique va doubler d’ici 2050 et il faut produire davantage, transformer nos systèmes alimentaires pour pouvoir nourrir les populations. » Il a invité tous les acteurs à s’engager pleinement pour relever ce défi. placé sous le thème : <>Les discussions porteront sur la promotion de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement, capables de nourrir les populations locales sans compromettre le couvert forestier d’Afrique centrale, deuxième plus grande forêt tropicale au monde après l’Amazonie. L’objectif est de concilier productivité agricole, protection de la biodiversité et adaptation au changement climatique.À l’issue de la conférence, les organisateurs prévoient l’adoption d’une déclaration commune, qui servira de guide pour les politiques régionales et les actions à mener dans les années à venir, afin d’assurer une sécurité alimentaire durable et un développement écologique harmonieux dans le Bassin du Congo.Cette initiative représente une étape majeure dans la mobilisation régionale pour un avenir durable, en s’appuyant sur la coopération transfrontalière et l’expertise des communautés locales pour renforcer la résilience des systèmes alimentaires face aux défis environnementaux et climatiques
Pour la délégation gabonaise il est question pour les partenaires de s’intéresser au 241 afin d’inverser la tendance des importation. Bourgoindzi Nyangui Mireille la présidente de l’ONG Lacle, les paysans gabonais sont à bout de souffle malgré leurs bonne volonté et la fertilité du sol ils ont besoin d’un accompagnement plus solide et structures des bailleurs de fonds. Non loin d’eux le réseau des acteurs du développement durable (RADD) propose une variété de produits, semences en voix de disparition pour booster l’agriculture très loin des semences améliorees issues des laboratoires. Le rendez-vous de Yaoundé arrive à point nommé pour cela
En conclusion, le Bassin du Congo offre une opportunité unique pour allier sécurité alimentaire, protection de l’environnement et régulation climatique. La mise en œuvre de pratiques agricoles durables et la consolidation d’une gouvernance scientifique et communautaire sont essentielles pour transformer positivement cet écosystème crucial pour l’Afrique et la planète.