Cameroun : Célébration en demi-teinte de la journée de l’enfant africain

Cameroun : Célébration en demi-teinte de la journée de l’enfant africain

Une séance plénière spéciale de plaidoyer sur le renforcement du cadre juridique et institutionnel de protection de l’enfant s’est tenue.

Le choix du jour et du lieu n’est pas anodin.  Nous sommes le Mercredi 16 Juin 2021, jour dédié à la commémoration des droits des enfants.  Au Cameroun, les manifestations de la 31eme édition s’articule autour du thème ‘’ Protéger chaque enfant contre la violence, l’exploitation, les négligences et les abus : une priorité pour le gouvernement. Le vice-président Hilarion ETONG qui présidait les travaux de cette institution ouvre les travaux, donne la parole en matinée tour à tour à PLAN international Cameroun, L’Unicef et le Ministre des Affaires Sociales.

Les organismes internationaux font entendre leurs voix au parlement.

Le premier à prendre la parole à la tribune de l’hémicycle est Collins SAYANG de Plan international Cameroun. Ce dernier a précisé que : « Le Cameroun fait fasse depuis ces huit dernières annés aux crises humaines sévères.  Les enfants en sont les plus exposés. La pandémie à covid-19 est venue renforcer les inégalités sociales existantes. «  Conséquence de nombreux cas de grossesse précoces et mariages forcés ont été enregistrés. Impuissant les tout-petits subissent avec douleur les sévices de leurs bourreaux. En 2005 le conseil de sécurité de l’Onu après études, enquêtes et analyses établi 06 formes   violences dont sont victimes les enfants : Meurtre, recrutement et enrôlement dans les conflits armés, violence sexuelle, adoption, attaque des écoles et hôpitaux et refus de l’action humanitaire.

 Le fond des nations unies pour l’enfance (Unicef), invité à la concertation, a rappelé le parcours jusqu’à  l’adoption de la charte africaine  des droits et du bienêtre de l’enfant.  Le chapitre sept   affirme que « Chaque enfant est protégé contre, la violence, l’exploitation, la négligence et l’abus » Une recommandation qui épouse les préinscriptions de l’article 19 de la convention des Nations Unies relative à la protection des enfants.

Le plaidoyer du ministre des affaires sociales

La ratification de la quasi-totalité des instruments juridiques de protection de l’enfant peine à être appliquée. La constitution, le code de travail, le code civil contiennent des dispositions pertinentes qui protège l’enfant. Seulement leur implémentation sur le terrain laisse à désirer. Le ver semble être dans le fruit.

Treize départements ministériels sont directement ou indirectement liés à la protection de l’enfant. Une synergie qui a conduit à la mise sur pied d’un document de protection et de développement de la petite enfance assorti d’un plan multisectoriel.  Un manuel de procédures opérationnelles de prévention de prise en charge et de réinsertion des victimes existe dans réelle impact.

Thierry  EDJEGUE

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