Cameroun - Société : Le grand mythe d'une structure aux potentiels très mal exploités.

Cameroun - Société :  Le grand mythe d'une structure aux potentiels très mal exploités.

Constitué d’organes du secteur public et privé, le conseil national de la route ressemble à un géant aux pieds d’argile.

Placé sous l’autorité du premier ministre, chef du gouvernement, Le CONAROUTE voit le jour le 09 Mai 2005, par décret présidentiel.  Sans aucune périodicité fixe, cette instance se réunie en sessions qui se terminent par des recommandations. Lors de la 24 session tenue le 19 Janvier 2021, son président prescrivait à tous les maîtres d’ouvrages en charge de la réalisation des projets routiers, de procéder à la budgétisation systématique des prestations liées aux déplacements des réseaux en liaison avec les concessionnaires concernés. Allez donc savoir ce qui se passe sur le terrain.

 Nécessité de repenser le projet pour optimiser les résultats.

D’après son acte de création, le conseil national de la route est une structure de consultation, de concertation et de coordination des opérations, projets et politiques relatifs aux secteurs routiers.  Il a pour mission d’assister le gouvernement dans l’élaboration et la mise en œuvre, l’évaluation et le contrôle de l’exécution de la politique nationale de la route. Vu sous cet angle, on a l’impression d’avoir une organisation budgétivore.  Dotée d’un secrétaire permanent, cette institution ne dispose malheureusement pas de mesures contraignantes à l’endroit des usagers qui ne respectent pas la réglementation.

 Les différents intervenants et leurs rôles dans la sécurité et la prévention routière.

La sécurité routière au Cameroun comme partout ailleurs implique plusieurs acteurs institutionnels public et privé. Au plan opérationnel le ministère des transports est assisté du conseil national de la sécurité routière (CNSR), avec la collaboration d’autres administrations publiques (MINTP, MINHDU, MINJUSTICE, MINSANTE, MINFI/ FONDS ROUTIERS, MINEPAT, MINDDEVEL, MINCOM, SED, DGSN). Malgré cette ossature de rêve, la qualité et la quantité des routes camerounaises laissent à désirer. Des nids de poules à n’en point finir, l’inexistence des panneaux de signalisations, l’absence de l’éclairage et l’épineux problème du péage routier sont quelques griefs observés çà et là. Rien ne se semble visiblement bouger au fil des rencontres du CONAROUTE.

Parmi les acteurs privés impliqués dans le processus on peut citer : Les assureurs, la fondation safe way right way, les médias privés et une trentaine d’ONG.  Chacun est appelé à apporter une contribution significative à cet organisme qui se chargera de faire quelques propositions aux partenaires incriminés pour une route plus sereine.

Thierry EDJEGUE

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