Yaoundé, 12 février 2026 – Le rideau est tombé sur le 23ᵉ Congrès International et Exposition de l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA), après plusieurs jours d’intenses échanges consacrés à l’avenir du secteur sur le continent. La cérémonie de clôture, présidée par le Ministre de l’Eau et de l’Énergie du Cameroun, a mis en lumière les priorités stratégiques pour garantir un accès universel à l’eau potable et à l’assainissement.
Une cérémonie empreinte de solennité et de culture
Ouverte par l’exécution de l’Hymne national du Cameroun, la cérémonie a alterné séquences institutionnelles et moments culturels, reflétant la dimension continentale et multisectorielle de l’événement. Les allocutions des partenaires, dont celle du représentant d’INTERPLAST, ont précédé les interventions du Directeur exécutif de l’AAEA, François Olivier Gosso, et du Président de l’Association, Dr Blaise Moussa.

Un film de synthèse retraçant les temps forts du Congrès, la remise de distinctions honorifiques et un hommage artistique à l’artiste Zue Ella ont ponctué cette clôture, donnant une tonalité à la fois institutionnelle et festive.
Coopération africaine renforcée
Le Ministre de l’Eau et de l’Énergie du Tchad, Marcelin Passalé Kanabé, a salué la qualité de l’organisation et réaffirmé l’importance de la coopération africaine face aux défis persistants. Il a insisté sur la nécessité de mutualiser les expériences, de consolider les partenariats et de promouvoir des solutions adaptées aux réalités locales pour améliorer durablement l’accès à l’eau et à l’assainissement.

Des engagements concrets pour l’avenir
Dans son discours de clôture, le Ministre de l’Eau et de l’Énergie du Cameroun a rappelé que ce Congrès a permis d’aboutir à des engagements tangibles. Il a appelé à des actions fortes et coordonnées afin de renforcer la performance du secteur, accélérer les réformes et garantir l’accès universel à l’eau et à l’assainissement, considérés comme des droits fondamentaux et des leviers de développement durable. Notamment :
- Accélération des investissements publics et privés : Les États africains se sont engagés à mobiliser davantage de ressources financières, en encourageant les partenariats public-privé et en renforçant la coopération internationale.
- Modernisation des infrastructures hydrauliques et d’assainissement : Le Congrès a souligné l’importance de réhabiliter les réseaux existants et de développer de nouvelles installations adaptées aux besoins croissants des populations urbaines et rurales.
- Innovation et digitalisation : Les participants ont convenu de promouvoir les solutions technologiques, telles que la télémétrie et les systèmes intelligents de gestion de l’eau, afin d’améliorer la performance et la transparence du secteur.
- Renforcement des capacités humaines : La formation continue des ingénieurs, techniciens et gestionnaires du secteur a été identifiée comme une priorité pour garantir la durabilité des projets.
- Mutualisation des expériences africaines : Les États se sont engagés à partager leurs bonnes pratiques et à mettre en place des plateformes régionales de coopération pour répondre collectivement aux défis du changement climatique et de la croissance démographique.
- Promotion de l’inclusion sociale et de l’équité : Le Congrès a rappelé que l’accès à l’eau et à l’assainissement est un droit fondamental, et que les politiques doivent cibler en priorité les populations vulnérables, notamment les femmes, les enfants et les communautés rurales.
Un appel à la responsabilité collective
Dans son allocution finale, le Ministre de l’Eau et de l’Énergie du Cameroun a exhorté les acteurs du secteur à transformer ces engagements en résultats tangibles. Il a insisté sur l’urgence d’une action concertée, affirmant que « l’accès universel à l’eau et à l’assainissement n’est pas une option, mais une exigence pour le développement durable de l’Afrique ».










