L’indignation est palpable dans les propos de ce musicien chevronné, auteur de dix albums, dont plusieurs morceaux ont été utilisés dans des publicités et des films documentaires. Malgré une carrière riche et une contribution indéniable au patrimoine sonore national, ses revenus issus des droits d’auteur restent dramatiquement faibles. Une situation qu’il dénonce avec amertume : « Voilà (27000frs CFA)ce qu’un vieux musicien gagne en droits d’auteur dans son pays. Je vais écrire à Donald Trump pour ça. »
Derrière cette déclaration à la fois ironique et désespérée, se cache une réalité accablante : celle d’un système de gestion des droits d’auteur souvent décrié pour son opacité, ses lenteurs administratives et son incapacité à garantir une rémunération équitable aux créateurs. Pour cet artiste, comme pour beaucoup d’autres, les maigres sommes perçues ne reflètent en rien l’exploitation commerciale de leurs œuvres.
Cette sortie médiatique relance le débat sur la nécessité d’une réforme en profondeur du système de collecte et de redistribution des droits d’auteur. Elle met aussi en lumière le sort souvent oublié des artistes âgés, dont les œuvres continuent de générer des profits pour d’autres, sans qu’eux-mêmes n’en voient la couleur.
L’appel à Donald Trump, bien que symbolique, traduit une volonté de faire entendre sa voix au-delà des frontières, face à ce qu’il considère comme une injustice culturelle et économique. Un cri du cœur qui résonne comme un appel à la dignité pour tous les créateurs.
Droits d’auteur dérisoires : le cri d’alarme d’un musicien vétéran
