Économie : Un climat des affaires très peu reluisant

Économie :  Un climat des affaires très peu reluisant

Fragilisé par des crises socio économiques endogènes et exogènes , le monde du business est résilient.

L’emprunt  du Cameroun de 375 milliards  de Fcfa auprès du fond monétaire international dans le cadre du nouveau programme de facilité élargie de crédit 2021-2024 permet de s’interroger sur le climat des affaires dans ce pays. Les 675 dollars convoités doivent aider à relancer l’économie suite à l’impact négatif causé par le covid-19. Cette relance ne peut se faire dans un environnement des affaires favorables.  Seulement la situation qui prévaut au pays de Paul BIYA est loin d’être enviable. https://www.focusmediaafrique.com/gouvernance-la-corruption-a-bel-avenir-au-cameroun/ Ce qui justifie son mauvais classement au rapport Doing business, plateforme selon  l’économiste en service à la banque mondiale  Shanta DEVARAJAN  qui fournit aux gouvernants  du monde entier  une feuille de route permettant de renforcer la confiance , l’innovation et la croissance des entreprises , mais aussi d’endiguer la corruption.

La fragilité du système judiciaire impacte sérieusement le développement économique

 Le pouvoir judiciaire souffre de plusieurs maux qui ont fissuré la confiance du peuple vis à vis de   ce maillon essentiel à éclosion économique.

 Manque de moyens, lenteurs, corruption, copinage et  laxisme minent progressivement les institutions judiciaires.  L’ancien bâtonnier Charles TCHOUNGANG   admet qu’il existe un problème de confiance entre les camerounais et leur justice. Devant la représentation nationale, le Ministre délégué a la justice Jean De dieu MOMO a affirmé que les procès liés aux questions foncières mettent en moyenne 20 ans en jugement. Un  temps relativement long pour un investisseurs qui s’est lancé dans l’immobilier. La fragilité de la justice plombe les velléités entrepreneuriales,  socle d’une économie structurelle.

Le respect des droits de l’homme est  essentiel pour un environnement économique stable

Les mutations intervenues dans la structuration de la commission nationale des droits de l’homme et de liberté est synonyme du malaise qui règne dans le secteur. Les récurrentes violations des droits de l’homme sous le silence complice de l’État impacte les décisions des investissements des potentiels partenaires. Inquiet d’un tel atmosphère , ils craignent pour leur propre sécurité ainsi celle de leurs biens. Que dire du terrain fertile d’abus des droits en matière d’emploi qui détériore l’image du Cameroun à l’extérieur. Intimidation et népotisme semblent être la règle dans ce champs névralgique des droits humains.

Thierry EDJEGUE

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