Energie : Les députés explorent la piste des énergies renouvelables

Energie : Les députés explorent la piste des énergies renouvelables

C’est par le biais d’un séminaire d’imprégnation et de sensibilisation en marge de la session ordinaire de JUIN 2021.

Le tollé général soulevé par le passage du ministre de l’Eau et l’Energie et toute sa suite n’est pas près de s’achever. Le Cameroun connait une crise sans précèdent des secteurs essentiels que sont l’eau et l’énergie. Malgré sa bonne volonté et ses très belles explications Gaston ELOUNDOU ESSOMBA n’y peut rien.    https://www.focusmediaafrique.com/economie-les-petites-actions-de-letat-en-matiere-delectrification/ Il devient impératif de trouver d’autres sources d’alimentation pour pallier aux manquements énergétiques que connait le pays depuis des années.

La conquête des parlementaires est essentielle

Organisée par le réseau des parlementaires pour les énergies renouvelables (REPER) que dirige DAVID MANFOUO, cette séance de travail visait à outiller les élus de la nation sur cette notion lointaine mais certaine. Le Cameroun regorge d’un potentiel hydrologique qui doit être exploré pour offrir aux populations une production en énergie électrique alternative. D’où cette synergie entre la chambre basse, Eneo, Arsel, EDC, Sonatrel et AER. L’honorable David MANFOUO salut cette collaboration :  » Ensemble nous devons développer des stratégies d’accompagnement des collectivités décentralisées dans la production et la gestion des énergies renouvelables. « 

Un immense potentiel très mal exploité

L’organisation des Nations unies pour le Développement industriel (ONUDI) expérimente depuis quelques années le créneau de la petite hydroélectricité pour diversifier le mix énergétique du Cameroun. La petite hydroélectricité renvoie à la réalisation de petites centrales hydroélectriques dont la capacité installée est inférieure à cinq mégawatts.   

Selon le coordonnateur national du projet ONUDI-FEM, Francis Nzukou Djoughem, ce projet vise à aider le gouvernement camerounais à améliorer l’accès à l’énergie dans les zones rurales grâce à la promotion de sources d’énergies renouvelables, afin que les activités productives (moulin à écraser, unité artisanale de transformation d’huile de palme, etc.) n’utilisent plus du diesel, mais soient connectées directement à l’énergie électrique. »

Le Cameroun vise un objectif de 25% d’énergies renouvelables dans le mix énergétique, dont 11% de petite hydroélectricité à l’horizon 2035. Disposant d’une centaine de sites où l’on peut développer cette activité, Le potentiel en termes de capacité de la petite hydroélectricité est de 600 mégawatts. Au jour d’aujourd’hui à peine deux mégawatts sont développés.  

Thierry EDJEGUE

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