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Fecafoot : Quand la vérité claque plus fort que les critiques

Chaque jour, c’est le même refrain. Un chœur bien rodé, toujours prêt à dégainer ses couplets de reproches : « La Fecafoot ne fait rien. » À les entendre, reconstruire l’équipe nationale, instaurer une discipline, miser sur la jeunesse… tout cela ne serait que poudre aux yeux. Du « dilatoire », disent-ils, avec la gravité d’un tribunal improvisé.

Et pourtant, quand les Lions Indomptables atteignent les quarts de finale de la CAN, la sentence tombe : « Échec. » Le verdict est sans appel, comme s’il était gravé dans le marbre. « Pour un pays quintuple champion d’Afrique, s’arrêter en quarts, c’est une honte. »

Les absents ont toujours raison…

Les joueurs écartés avant la compétition ? Ils jurent que tout aurait été différent avec eux. Onana, Aboubakar et consorts, ces « patrons » qui, quelques semaines plus tôt, n’ont même pas réussi à qualifier le Cameroun pour la prochaine Coupe du monde. Et ce, dans un groupe pourtant bien plus abordable que les joutes de la CAN.

Mais la mémoire est sélective. Et la critique, elle, ne prend jamais de repos.

Pagou, cible facile

David Pagou, le sélectionneur, est devenu la cible favorite des experts du dimanche. « Incompétent », « sans vision », « tactiquement perdu »… Certains vont jusqu’à l’accuser d’avoir convoqué des forces occultes pour éviter une élimination précoce. Le quart de finale ? Une anecdote, une péripétie sans importance. Rien qui mérite d’être salué.

Et pourtant…

La FIFA, juge inattendu

Dans un éclair de lucidité, la FIFA – cette instance que certains accusent de tous les maux – a tranché. Douze places gagnées d’un coup pour les Lions Indomptables au classement mondial. Douze. Une gifle magistrale pour les sceptiques. Il faudra désormais mobiliser tous les laboratoires d’argumentation pour tenter de sauver la face. Bonne chance.

Le terrain, seul juge

Le football ne se mesure ni aux impressions, ni aux rancunes, encore moins à la haine. Il se juge sur le terrain, dans le courage de ceux qui construisent, pas dans les complaintes de ceux qui commentent.

La vérité, elle, finit toujours par frapper. Et elle frappe plus fort que la mauvaise foi.

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