Du 22 au 25 avril 2026, le Festival Panafricain des Films École de Yaounde (FIRST SHORT) se tiendra à Yaoundé.
Lors de la conférence de presse de présentation des articulations de l’ACT 12, les responsables ont exposé les perspectives et les défis de cette édition, centrée sur l’intelligence artificielle (IA). La thématique retenue est :
« Cinéma et intelligence artificielle : Enjeux des pratiques dans les écoles de cinéma et de l’audiovisuel. »
Selon les organisateurs, à l’ère de la révolution numérique, l’IA transforme profondément les métiers du cinéma, de la scénarisation à la postproduction. Ces technologies offrent aux créateurs des outils inédits, mais soulèvent aussi des questions éthiques, artistiques et pédagogiques. Le festival s’engage ainsi à accompagner les jeunes cinéastes et les écoles dans l’intégration réfléchie de ces innovations.

Le délégué général du festival, M. Césaire MOUTÉ, a précisé : « Nous avons pensé que les écoles de cinéma doivent s’arrimer à cette thématique actuelle. »
À cet effet, plusieurs master classes réuniront réalisateurs, producteurs, techniciens et chercheurs venus du Cameroun et d’ailleurs. Les 23 et 24 avril, à la salle Sita Bella, le Dr Hervé TIWA animera une master class sur le thème central.
Par ailleurs, un atelier de création rassemblera une quinzaine d’étudiants en cinéma et audiovisuel, qui concevront un court-métrage explorant de manière critique les pratiques liées à l’IA. Ce projet pilote marquera le lancement d’un programme de formation sur deux ans, devant aboutir à la production d’une web-série ou d’un film présenté en avant-première lors de la 13e édition du festival.
La Belgique, pays à l’honneur cette année, verra son cinéma mis en lumière, reconnu pour ses approches innovantes.
Les objectifs de cette édition reposent sur :
- La sensibilisation des acteurs du cinéma aux enjeux et opportunités liés à l’IA.
- Le renforcement du dialogue entre professionnels, chercheurs, enseignants et étudiants sur les transformations induites par l’IA.
- La promotion du cinéma comme art et comme industrie capable de contribuer au développement du Cameroun.