foncier : La femme rurale esseulée en matière agraire

foncier : La femme rurale esseulée en matière agraire

Un plaidoyer en faveur de cette minorité se tient à l’hôtel des députés de Yaoundé.

Si le droit de posséder la terre est inhérent à chaque être humain, au Cameroun la femme rurale peine encore à être propriétaire. Afin de lever l’équivoque sur l’épineux problème, les femmes sont réunies à l’hôtel des députés. Du 22 au 23 juillet 2021, celles-ci feront l’état des lieux lié à l’accès des terres par la femme rurale.

Climat actuel.

Il faut rappeler que sur le plan légal, seuls les hommes chefs de famille ont le droit de posséder des terres. Mais sur le plan traditionnel, les femmes rurales ont droit à la terre en Afrique. La gent féminine représente un peu plus de 50% de la population camerounaise.

Dans son rôle de mamelle nourricière, la femme rurale produit en moyenne 70% des denrées alimentaires. C’est dire que, 60% de la main d’œuvre nationale exerce dans l’agriculture, selon Transparency International.

En zones rurales, les terres sont généralement gérées de manière collective. L’on pourrait à juste propos, s’interroger sur l’insécurité foncière à laquelle fait face la femme rurale. Pourtant, celle-ci joue un rôle prépondérant dans la viabilisation des terres. C’est sans doute cet état des choses, qui aurait amené les femmes à une réflexion sur leur statut en matière foncière. Le titre de propriété foncière, serait encore une affaire de privilégiés, dont la femme rurale n’en fait pas encore partie.

Actions menées par les femmes

Afin de palier la situation, des femmes ont pensé s’unir autour d’une réflexion. Il s’agit notamment du Cercle des Filles et Femmes actives pour l’amélioration des conditions socio-économiques des jeunes filles et des femmes. Celles-ci comptent trouver des voies de solutions à travers un projet structuré. Celui-ci est baptisé :  » Plaidoyer et Renforcement des capacités des femmes rurales sur leurs droits économiques ».

À travers ce projet, les femmes ont des objectifs précis à atteindre. Elles comptent faire avancer les droits des femmes et l’égalité des sexes, pour une répartition équitable des ressources en milieu rural au Cameroun.

L’implication des hommes, pour la structuration des communautés locales, devra tenir compte du respect des égalités de genres. Le cercle des femmes, compte ainsi faire un plaidoyer, en faveur d’un accès équitable à la terre entre les hommes et les femmes. Dans un contexte de covid-19, les femmes sont encouragées à devenir des agents de développement durable dans leurs communautés.

DONALD ARMEL OMOLOBINA

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