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Politique :  La presse écrite camerounaise salue l’arrestation Lucas Ayaba Cho

Le leader de l’Ambazonia Governing Council, l’un des mouvements séparatistes les plus influents dans les régions anglophones fait la UNE de la majorite des parutions du jeudi,26 Septembre 2024.

 

En fonction de sa ligne editoriale, chacun a fait parler son génie pour aguicher son lectorat. Une chose est claire, l’information de l’arrestation de Lucas Ayaba Cho a commencé a faire le tour des réseaux sociaux depuis la mi-journée du 25 Septembre 2024. D’après des sources dignes de foi , Lucas Ayaba Cho a été interpellé à son domicile. Cette arrestation fait suite à une plainte déposée en mars par l’avocat Emmanuel Nsahlai, accusant la Norvège de complicité dans les crimes de Cho Ayaba contre le Cameroun. Me Nsahlai affirme maintenant œuvrer « pour empêcher la libération sous caution de Cho Ayaba, marquant une victoire significative dans la lutte contre le séparatisme et le terrorisme ».

En e mars dernier, Emmanuel Nsahlai, avocat d’origine camerounaise installé aux États-Unis, a déposé une plainte auprès des autorités norvégiennes, dans laquelle il énumère les exactions commanditées par Lucas Ayaba Cho dans les régions en crise du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Quelques semaines plus tard, l’ambassade de Norvège aux États-Unis répondait en rassurant que le gouvernement allait coopérer à ce dossier en accord avec le droit international. Il est à rappeler qu’une plainte avait déjà été déposée auprès de la Cour pénale internationale contre Lucas Ayaba Cho, citoyen norvégien depuis plusieurs années. Pour Me Nsahlai, cette interpellation est une victoire significative dans la lutte contre le séparatisme et le terrorisme.

 Âgé de 52 ans et détenteur de la nationalité allemande, Ayaba a parcouru un chemin atypique, passant d’ancien syndicaliste étudiant à figure de la lutte armée séparatiste.

Cette arrestation s’inscrit dans un contexte de tension persistante au Cameroun, où la communauté anglophone, représentant environ 20% de la population, exprime depuis plusieurs années un sentiment de marginalisation face à la majorité francophone. Le conflit qui en résulte a engendré une situation humanitaire préoccupante et des violations des droits humains largement documentées.

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