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Port Autonome de Douala : précisions sur le dispositif de scanning des marchandises

Le Port Autonome de Douala (PAD) a réagi au communiqué publié le 12 février par le Groupement des Entreprises du Cameroun (GECAM), qui relayait les préoccupations de certains acteurs économiques concernant l’organisation actuelle du dispositif de scanning des marchandises au Port de Douala-Bonabéri.

Un étonnement face à la démarche du GECAM
Le PAD a exprimé son étonnement de voir ce groupement patronal, dont il est membre actif, s’adresser directement à l’opinion publique sans avoir privilégié la voie habituelle de consultation et de concertation avec l’Autorité Portuaire. Selon le PAD, une telle démarche aurait permis une meilleure compréhension des sujets évoqués.

La mission du PAD rappelée
Dans son communiqué, le PAD a tenu à rappeler que sa mission première est d’assurer la sûreté et la sécurité des navires, des flux imports/exports, des installations portuaires et des personnes, tout en veillant à l’attractivité et à la compétitivité du Port de Douala-Bonabéri. L’objectif est de garantir une offre de services publics portuaires de qualité à des tarifs compétitifs, au bénéfice de la croissance des économies nationale et sous-régionale.

Des mesures conformes aux directives gouvernementales
Le PAD a précisé que la réorganisation en cours des dispositifs de contrôle non-intrusif des flux imports/exports s’inscrit dans les directives des pouvoirs publics, notamment celles prescrites par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement. Ces mesures sont mises en œuvre conformément aux lois et règlements en vigueur.

Tarifs portuaires : un processus encadré
Concernant les tarifs appliqués au Port de Douala-Bonabéri, le PAD a rappelé qu’ils ne peuvent être opposables qu’après homologation par l’Autorité Portuaire Nationale (APN), à l’issue d’un processus de consultation impliquant les membres de la Communauté Portuaire. Les tarifs en vigueur depuis janvier 2019 ont été adoptés selon cette procédure, de même que ceux appliqués par les opérateurs privés autorisés à exercer dans le complexe portuaire.

Une concertation permanente
Le PAD a également mis en avant l’existence du Comité Consultatif d’Orientation de l’Activité Portuaire (CCOAP), instance de dialogue créée par décret en 1999, où siègent plusieurs acteurs de la communauté portuaire. Certains de ces membres avaient d’ailleurs pris part à la rencontre organisée au GECAM le 12 février.

Un appel au dialogue constructif
Tout en reconnaissant les préoccupations exprimées par la communauté des affaires, le PAD a insisté sur son rôle de garant de l’équilibre entre sûreté, fluidité des opérations, maîtrise des coûts logistiques et compétitivité de la place portuaire. Il a par ailleurs souligné que le véritable risque pour l’activité économique réside dans la décision unilatérale de l’Administration des Douanes de suspendre la liquidation des déclarations, et non dans le scanning systématique des marchandises.

En conclusion, le PAD a réaffirmé sa volonté de préserver la continuité des opérations portuaires et a invité l’ensemble des acteurs de la chaîne logistique à privilégier le dialogue constructif, dans l’intérêt supérieur du commerce extérieur du Cameroun et de la sous-région.

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