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Présidentielle 2025 : le RDPC reste serein face aux velléités de rupture dans le Grand Nord

Dans un éditorial publié le 17 juin dans L’Action, l’organe officiel du parti,dont le titre est QUI VIVRA VERRA le directeur des organes de presse, de l’information et de la propagande du RDPC Christophe Mien ZOK minimise les velléités d’émancipation de ses alliés du Grand Nord. Lisons integralité de sa sortie

La scène politique camerounaise est formidable. Observons-la seulement avec une attention un peu plus soutenue. Que constatons-nous ? Que les adversaires du Rdpc ne lésinent devant aucun moyen ou stratagème pour le fragiliser. C’est de bonne guerre me direz-vous, même si les arguments et les méthodes utilisés peuvent paraître légers et risibles. Leur obsession du moment c’est l’éventualité d’une candidature de Paul Biya à la prochaine élection présidentielle. Alors ils tentent de la discréditer et de la torpiller par tous les moyens. Ils ont d’abord tenté l’argument de l’âge ; il a été dégonflé comme un ballon de baudruche. Ils se sont ensuite accrochés au fol espoir entretenu par la plainte d’un conseiller municipal du Rdpc qui conteste la candidature de Paul Biya sous des prétextes aussi fallacieux les uns que les autres. Signe de l’indépendance de la justice camerounaise, le procès suit son cours et l’affaire a été mise en délibéré pour demain, 19 juin 2025.

Qui vivra verra…

Loin de se décourager, ils cherchent enfin à semer la discorde entre le président de la République et ses principaux alliés politiques, notamment ceux originaires du septentrion, vivier électoral et réservoir de voix pour un scrutin présidentiel. Les analystes et les observateurs essayent alors de décrypter le silence ou l’attitude de tel leader ; des confidences sont savamment distillées sur les intentions et les ambitions présidentielles de tel autre…Personne n’a le courage de dire que le Rdpc n’a jamais considéré ces alliances comme des fusions ou des annexions. Si le parti de Paul Biya a toujours reconnu le bien-fondé de ces regroupements politiques et les retombées mutuellement bénéfiques pour chaque partenaire, jamais il n’a retenu un seul allié désireux de reprendre sa liberté. Parfois, certains de ces partenaires sont même plus virulents que les partis de l’opposition radicale vis-à-vis du Rdpc. Et puis, la réalité sur le terrain et le poids électoral de chacun sont totalement différents de ce que les médias présentent pour tenter de leur donner une importance qu’ils n’ont pas. Le syndrome de la grenouille qui se croyait plus grosse que le bœuf…L’auteur de ces lignes vient de séjourner dans l’Extrême-nord, à Maroua et à Mora notamment. Il peut témoigner de ce que le Président Paul Biya et son parti restent de très loin les plus populaires et les dynamiques souterraines ou en surface leur sont favorables.

En tout cas, qui vivra verra…

Comme si toutes ces manœuvres ne suffisaient pas, voilà que le leader du Mrc décide de sortir l’artillerie lourde pour canarder Paul Biya et son parti, accusés, ni plus ni moins, de fomenter un coup d’Etat électoral voire militaire. Sans blague ! Le leader du Mrc avait déjà rodé certains de ces arguments lors de son meeting du 31 mai dernier à Paris. Il va encore plus loin, convaincu de ce que la meilleure façon de se défendre c’est d’attaquer. Alors, il pilonne, il bombarde, il tire à boulets rouges sur le Rdpc et Paul Biya. Il n’hésite pas à reprendre contre ses adversaires préférés les accusations portées contre lui-même et dont les preuves sont connues de l’opinion publique nationale et internationale. C’est la technique bien connue de l’inversion de la charge accusatoire qui est un procédé de manipulation consistant à tenter de faire porter la responsabilité de ses propres erreurs à autrui en l’accusant de les avoir commises. Nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes… Trop facile de voir la paille qui est dans l’œil de votre interlocuteur alors que vous-même vous avez une poutre dans le vôtre. Dans tous les cas, qui vivra verra…

Au-delà de tous ces constats et des stratagèmes de ses adversaires, le Rdpc reste serein et vigilant comme le prescrit le secrétaire général du Comité central dans son communiqué de la semaine dernière. Il est concentré sur son unique objectif : une victoire nette, éclatante et sans bavure à toutes les prochaines consultations électorales. En définitive, qui vivra verra de ses propres yeux.

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