Situé derrière l’école de guerre de simbok , à la frontière Yaoundé 6 et Mbankomo ,les habitants de cette zone peine à rallier l’autre côté de la rive.

La rivière constitue une limite naturelle , entre deux localités. Celle de simbok (Yaoundé 6) et eloumden ( commune de Mbankomo), est dotée d’un pont. Seulement, celui-ci se positionne comme un danger pour les usagers .
La vétusté de ce pont, n’est pas de nature à favoriser la quiétude , quand on sait que le temps d’un battement des paupières, l’on peut se retrouver sous le pont . Sur ce même tremplin circule, les piétons, tricycles, motocycles , véhicules et engins lourds ,se débrouillent. Il faut aussi rappeler qu’il n’est pas large de 5 mètres. C’est ce qui rend difficile la traversée de deux véhicules au même moment.
Peines en plus.
Au delà de ce pont assez défectueux, il faut noter l’état de route qui laisse à désirer. On aurait dit nids d’éléphants , mais même la route n’existe pas. Les hommes se partagent le peu de route qu’il y’a avec les ordures ménagères . En ces périodes de pluies, les rigoles se forment au milieu de la route du fait du ruissellement abondant des eaux. Il est donc décrié le manque de canalisation de celles-ci.
« Nous souffrons sur cette route, parfois les clients préfèrent aller à pieds ce qui nous cause un manque à gagner » , nous confie un moto taximan de la zone.
Pour renchérir , en ce qui concerne le pont, » Nous sommes fatigués de toujours courir au secours des gens qui tombent sous le pont « , s’indigne un riverain.
Dissonance des voix.
Si l’on s’en tient aux propos du président du comité de développement du quartier eloumden, un comité de réhabilitation de ce pont avait été mis sur pieds. Les travaux devant être financés par les foyers, une collecte de fonds à hauteur de 8 mil Francs CFA par famille à été organisée.
Par ailleurs, une barrière de sécurité a été érigée derrière l’école de guerre , côté Yaoundé 6 . Les jeunes commis à cette tâche, récoltait 3 mil Francs CFA par usager motorisé .
Comble de malheur , les populations et les autorités du quartier se sont retrouvés à la brigade du secrétariat d’État à la défense ( SED) . Les populations dénonçant ainsi , escroquerie et détournement de fonds. Fin des courses, les populations vont bénéficier d’un simple pansement du Pont .
Toutefois, le président du comité de développement pointe un doigt accusateur, sur le maire de la Commune de Mbankomo ,qui semble avoir tourné le dos à ses électeurs d’hier. Les promesses électorales, dont constructions du pont et construction de la route, sont justement restées de l’ordre des promesses. L’on espère alors,un véritable miracle pour ces populations.
Donald Armel OMOLOBINA