La Journée internationale des droits des femmes, habituellement célébrée par des défilés et des festivités, s’est transformée cette année en un cri d’alarme. Au Cameroun, les marches qui seront organisées dans les grandes villes vont prendre des allures de manifestations de détresse, alors que les chiffres des violences basées sur le genre continuent de grimper. Selon les collectifs féministes, 16 féminicides ont été enregistrés depuis le début de l’année.
Des rues en colère
En se balladant à Yaoundé, on apercoit onn sent la tension monté au sein de l’opinion. Sur les reseaux sociaux on peut lire : « Stop féminicides 237 », « Justice pour nos sœurs ».
« Nous ne pouvons plus célébrer pendant que nos sœurs meurent »,
Les organisations féministes dénoncent une inaction des autorités face à une vague de crimes qui ne cesse de s’amplifier. Le thème officiel de la journée, « Droits, justice, actions pour toutes les femmes et filles », a été relégué au second plan, éclipsé par la douleur des familles endeuillées.
Derrière les chiffres, des vies brisées
Les militantes rappellent que chaque statistique cache une histoire tragique. « Ce sont des enfants qui grandissent sans mère, des familles détruites, des communautés traumatisées », explique une activiste rencontrée lors de la marche.
Le collectif STOP FÉMINICIDES 237 distingue plusieurs formes de féminicides : conjugal, familial ou liés à d’autres violences extrêmes. Tous ont en commun une même réalité : des femmes tuées parce qu’elles sont femmes.
Un appel pressant
Les voix s’élèvent pour réclamer des mesures urgentes :
- Un plan national de lutte contre les féminicides.
- Des refuges sécurisés pour les victimes de violences domestiques.
- Une sensibilisation massive afin de briser le silence et les tabous.
Une journée de deuil
Ce 8 mars 2026 restera gravé comme une journée de deuil et de revendication. Au lieu des festivités habituelles, les marches doivent résonner comme un avertissement : la survie et la dignité des femmes sont en jeu.
« Combien de vies faudra-t-il encore sacrifier avant que l’État n’agisse avec fermeté ? », s’interroge la feministe Viviane Tathi
