Le 31 décembre s’annonce comme une soirée à double enjeu pour les Camerounais. Alors que le pays tout entier s’apprête à vibrer au rythme du troisième match décisif des Lions Indomptables contre le Mozambique dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026, une autre tradition nationale viendra s’inviter dans les foyers : le traditionnel discours de fin d’année du chef de l’État.
Deux rendez-vous, une même heure
Le coup d’envoi du match est prévu à 20h, heure locale, soit exactement le moment où le président de la République s’adresse habituellement à la nation. Ce discours, très attendu dans un contexte socio-économique tendu, devrait aborder des sujets cruciaux tels que la relance économique, la sécurité dans les régions anglophones, et les perspectives pour 2026.

Un match à fort enjeu
Sur le plan sportif, le Cameroun joue gros. Après un nul contre l’Angola et une victoire difficile face au Togo, une qualification pour le prochain tour dépendra en grande partie de la performance contre le Mozambique. Les supporters, déjà en ébullition, redoutent de devoir faire un choix cornélien : suivre leur équipe nationale ou écouter les orientations du président.

Un dilemme symbolique
« C’est un vrai casse-tête. Le football, c’est notre passion, mais le discours du président, c’est notre avenir », confie Arlette, commerçante à Douala. Sur les réseaux sociaux, les débats font rage. Certains réclament un décalage du discours, d’autres suggèrent une retransmission différée du match.
Les médias sous pression
La CRTV, chaîne nationale, n’a pas encore communiqué sur la programmation. Des sources internes évoquent la possibilité d’un découpage exceptionnel de l’antenne, voire d’un enregistrement anticipé du discours présidentiel. Une décision qui pourrait apaiser les tensions, mais qui soulève aussi des questions sur la symbolique du direct présidentiel.
Une fin d’année pas comme les autres
Entre patriotisme politique et ferveur sportive, le 31 décembre 2025 marquera sans doute un moment unique dans l’histoire récente du Cameroun. Une soirée où les émotions seront partagées, les écrans divisés, et les cœurs tiraillés entre deux formes d’attachement national.










