- Excellences ;
- Mesdames et Messieurs ;
Qu’il est pénible, l’exercice auquel je suis astreinte en ce moment. Prendre la parole en tant que nouvelle Doyenne d’Age de l’Assemblée Nationale du Cameroun à la suite du décès de notre collègue, l’Honorable Laurentine KOA MFEGUE, épouse MBEDE, qui a tenu avec panache, dès l’entame de la présente législature, le rôle qui m’est désormais dévolu. Je voudrais, avec tout le Bureau d’Age m’incliner devant la mémoire de cette grande dame, de cette parlementaire avisée et lui rendre du haut de cette tribune du peuple souverain, un hommage des plus solennel et bien mérité.
-Excellences ;


- Mesdames et Messieurs ;
Ensemble, célébrons la mémoire de celle qui restera à jamais pour nous, un modèle, j’allais dire une référence dans cet hémicycle. Veuillons nous lever pour une minute de silence.
——————silence——————– - Monsieur le Doyen d’Age du Sénat ;
- Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
- Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel ;
- Monsieur le Premier Président de la Cour Suprême ;
- Madame le Procureur Général près ladite Cour ;
- Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;
- Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs ainsi que les Représentants des Organisations Internationales ;
- Honorables Députés, mes chers collègues ;
- Distingués Membres de la Société civile ;
- Chers invités
- Mesdames et Messieurs.
Malgré la vive douleur, il est de mon devoir de vous souhaiter, à toutes et à tous, une chaleureuse bienvenue au Palais de Verre Paul Biya, siège de l’Assemblée Nationale du Cameroun, à l’occasion de la présente séance plénière d’ouverture de la première session ordinaire de notre Chambre, pour le compte de l’année législative 2026. Une session qui s’ouvre au moment où les attentes sont nombreuses au sein de l’opinion.
En effet, après le processus électoral de la Présidentielle du 12 octobre 2025, couronné par la prestation de serment le 06 novembre 2025 de Son Excellence Monsieur Paul Biya, Président de la République réélu, l’agenda politique tel qu’annoncé par le Chef de l’Etat lui-même prévoit, pour le peu que nous savons, la nomination du Gouvernement de la République ainsi que les élections couplées des municipales et des législatives.
S’agissant particulièrement des élections couplées, le report de cette double échéance est quasiment acquis. Dans son message, le 10 février 2026, à l’occasion de la célébration de la 60e édition de la fête Nationale de la Jeunesse, le Chef de l’Etat a à cet effet, annoncé un léger réajustement du calendrier électoral. Si le report des élections municipales obéit à un acte réglementaire, à savoir un décret Présidentiel conformément à l’article 170 alinéa 2 du code électoral, pour les législatives il faut une loi votée par l’Assemblée Nationale elle-même tel qu’exigé par l’article 15 alinéa 4 de la Constitution, notre Loi Fondamentale. C’est dire, qu’au-delà de l’ordre du jour habituel, prévoyant entre autre l’élection du Bureau de l’Assemblée Nationale à l’occasion de chaque première session ordinaire de l’année législative, c’est dire qu’au-delà de cet ordre du jour habituel et au regard des délais impartis, la session qui s’ouvre ce-jour, devrait être déterminante quant à la procédure de report des élections attendues. - Excellences ;
- Mesdames et Messieurs. C’est le lieu pour moi de lancer un appel aux différentes formations politiques qui vont postuler pour lesdites échéances. Appel à leur responsabilité pour un meilleur encadrement et une éducation effective de leurs militants pendant la nouvelle période d’attente. Après les joutes post-électorales au lendemain de la Présidentielle du 12 octobre 2025, le Cameroun a besoin d’un climat apaisé à l’occasion des prochaines consultations.
Grâce aux avancées notables qu’a connu la décentralisation dans notre pays, les communes sont devenues aujourd’hui, toute proportion gardée, de véritables pôles de développement socio-économique dans notre pays. Aussi faut-il tout faire, afin qu’en amont comme en aval, et pendant toute la mandature, la sérénité règne toujours au sein de l’institution communale nationale.
Il en est de même de l’Assemblée Nationale, creuset de notre démocratie, modèle par excellence de l’expression politique pluraliste. Au regard de ses missions législatives et de contrôle de l’action gouvernementale, l’Assemblée Nationale doit jouir des mandatures engagées et conduites avec la même sérénité. Avec la maturité qui de plus en plus caractérise les compatriotes, je ne doute pas que l’appel de la Doyenne d’Age que je suis, sera entendu.
Pour terminer, il me plait d’annoncer que notre Parlement accueille au mois de juillet prochain, la 51e session plénière de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF). Un comité d’organisation a été mis sur pieds à l’effet de préparer cet évènement de grande importance. J’invite ainsi les Parlementaires, Sénateurs et Députés ainsi que les personnels impliqués dans l’organisation des travaux d’apporter chacun le meilleur de lui-même afin qu’ensemble, nous relevions cet autre défi qui nous interpelle.
Enfin, une délégation de parlementaires camerounais vient de séjourner en Belgique. Une visite qu’il faut situer dans le cadre des échanges bilatéraux entre le parlement national et la section de l’Union Interparlementaire de Belgique. La délégation était conduite par notre collègue, EMAH ETOUNDI VINCENT DE PAUL. - Honorables Députés mes chers collègues ;
Je vous souhaite de fructueuses délibérations.
Je déclare ouverts les travaux de la première session ordinaire de notre Chambre pour l’année législative 2026. - Vive l’Assemblée Nationale ;
- Vive Son Excellence, Monsieur PAUL BIYA, Président de la République, Chef de l’Etat ;
- Pour que vive le Cameroun, notre cher et beau pays. Je vous remercie !










