Cameroun : La grande errance de la gouvernance de l’art musical

Cameroun : La grande errance de la gouvernance de l’art musical

Ayant à sa tête un Président, le conseil d’administration de la société de gestion des droits d’auteurs ressemble à un volcan endormi.

Accueilli comme le messie à grand renfort de publicité à sa prise de service, le PCA de la structure en vigueur pour la catégorie B est souvent léché, lâché et lynché aujourd’hui, par les même qui l’ont porté au pouvoir hier. Les raisons pour la plupart de temps tournent autour de l’argent et le non-respect des deals et autres arrangements de campagnes.

Le vent qui souffle actuellement dans la maison Sonacam n’a malheureusement pas épargné Ateh bazor. Es-t-il un ange ou un démon? Difficile de le savoir à cette étape.


La marge de manœuvre du président du conseil d’administration,
Plébiscité au suffrage universel direct par un scrutin de liste , est très souvent l’émanation d’un consensus entre les parties en compétition. Ce qui réduit considérablement son autorité au sein de l’entreprise.

L’arrivée du journaliste, animateur, écrivain et enseignant qui préside aux destinées actuelles de la Sonacam, s’est faite selon les règles de l’art en vigueur en la matière. Par conséquent, il a les mains libres. Pour sa capacité à éviter une nouvelle crise à la sonacam au lendemain de l’élection, l’artiste Ndedi EYANGO n’en doute pas un seul instant:  » Le PCA est un adulte qui est à la tête de la structure. Il saura quoi faire, même si je trouve que ces agissements sont très tôt, je continue à croire que ce mauvais vent va passer ». Dans un environnement fait de délations, mensonges, intimidations, sabotages et dénigrements de toute sorte.

L’artiste musicien croupi dans une misère indescriptible au point de devenir un vulgaire petit commerçant de pacotilles, vivant des maigres revenus au jour le jour, pour gérer ses urgences vitales. Le journaliste culturel Martial NGUEA tranche net en remettant au goût du jour, la responsabilité de l’actuel PCA qui « doit continuer à implémenter sa stratégie de recouvrement et de professionnalisme des mécanismes de perception, et de gestion du droit d’auteur de l’art musical ». Cette façon de faire, méttra un terme aux distributions observées ces dernière années, pour céder la place aux répartitions proprement dites.


Placée sous la tutelle du ministère des arts et de la culture qui d’ailleurs octroie l’agrément, les dirigeants de la sonacam se doivent d’être en bon terme avec l’administration. Une attitude qui peut très vite basculer dans l’inféodation et instrumentalisation.

Pierre Ismaël BIDOUNG KPWATT , le 12 Décembre 2020, exhortait les artistes à changer de paradigmes c’est-à-dire: ‘’ De taire les querelles insolites, les rivalités excentriques, les critiques stériles, et destructrices, les contestations intempestives , les propensions à revendiquer tout ou à s’opposer à tout, la défiance permanente à l’égard de ceux qui les encadrent et les accompagnent, la condescendances absurdes et la recherche obsessionnelle du sensationnelle du buzz sur les réseaux sociaux ».

Thierry EDJEGUE

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