Pétrole lampant : colère et incompréhension autour du quota de 10 litres

La récente circulaire du ministre de l’Eau et de l’Énergie sur le rationnement du pétrole lampant suscite de vives réactions au sein de l’opinion publique.

Face à une tension persistante dans la chaîne d’approvisionnement en produits pétroliers, les autorités camerounaises ont décidé de limiter la distribution du pétrole lampant. Désormais, chaque usager ne pourra se procurer que 10 litres maximum de ce combustible, pourtant essentiel pour de nombreux foyers à travers le pays.

Pour une grande partie de la population, cette restriction représente un véritable défi au quotidien. Dans les quartiers populaires de Yaoundé, Douala, Garoua ou Bafoussam, plusieurs usagers ont exprimé leur inquiétude.

« Dix litres, c’est à peine suffisant pour une semaine. Et si on a une grande famille, c’est encore plus compliqué », confie une mère de cinq enfants rencontrée à la station d’Emana.

Les commerçants, eux, redoutent une flambée des prix sur le marché noir, où le litre de pétrole lampant pourrait atteindre des niveaux inédits.

🔍 Appels à plus de transparence

Des voix s’élèvent déjà au sein de la société civile pour réclamer davantage de transparence sur les causes de la pénurie, ainsi que des mesures durables pour sécuriser l’approvisionnement. Certains analystes recommandent une meilleure coordination entre la SONARA, les distributeurs agréés et les autorités locales.

Selon des sources proches du ministère de l’Eau et de l’Énergie, cette mesure vise à éviter la spéculation, garantir une distribution équitable, et préserver les stocks disponibles en attendant une régularisation de la situation.

En attendant, les consommateurs sont invités à respecter les quotas imposés et à signaler tout cas de vente illicite ou de spéculation abusive.

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