Société : La professionnalisation de l’enseignement secondaire technique est en marche

Société : La professionnalisation de l’enseignement secondaire technique est en marche

L’introduction de 11 nouvelles filières dès la rentrée scolaire 2021/2022 est une volonté manifeste du gouvernement de changer la donne.

Les lycées techniques bilingue de Nsam à Yaoundé et Maroua dans l’Extrême-Nord serviront de cadre pour l’enseignement exclusif des nouvelles spécialités professionnelles arrêtées par le ministre des enseignements secondaires. Selon le journal Cameroon Tribune du 26 Mai 202, les nouvelles filières qui feront leurs entrées dès le 06 Septembre 2021 sont : Bureautique, Sténotype, taxation, informatique des entreprises, boulangerie et pâtisserie, transformation de viande, peinture de la tannerie et du cuir, textile et pressing. Toutefois avant leur insertion dans le système éducatif ; 53 enseignants ont été formé du 15 Février au 15 Mai 2021 sur la maitrise et l’enseignement de ces spécialités. Financé par l’Etat du Cameroun et la banque Islamique de développement,cette formation s’est tenue dans la ville aux sept collines par des experts rompus en la matière. Rencontrée par le quotidien bilingue, Nalova LYONGA justifie l’introduction desdites matières cette année  » L’enseignement de ces spécialités avait été choisi en fonction des besoins de l’environnement socioéconomique du pays. Cela apportera enfin de compte, une solution durable au chômage des jeunes. »

Un système d’enseignement technique malade

Au Cameroun, certains parents continuent de penser que quand leur enfant a des difficultés à maitriser les langues, l’arithmétique, et les sciences humaines à l’école primaire sa place est en technique. Ce dernier fera alors le concours d’entrée au CETIC (collège d’enseignement technique industriel et commercial ) . Loin d’être une vocation, l’établissement devient un passetemps. Surtout que le cadre se retrouve dépourvu de tous matériels. Les trois quart des enseignements sont faits en théories.  » L’année scolaire passée nous sommes allé en ateliers trois fois » nous a confié Benjamin KISSOS élève en deuxième année maçonnerie dans un collège de la place. Loin d’être un cas isolé, la plupart des apprenants sont obligés de se perfectionner auprès des particulier le temps de vacances.

Thierry EDJEGUE

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