Visite du pape Léon XIV : Bamenda célèbre sa diversité culturelle à travers la liturgie

Visite du pape Léon XIV : Bamenda célèbre sa diversité culturelle à travers la liturgie

Au deuxième jour de sa visite apostolique, après une étape à Bamenda, le pape Léon XIV a marqué son passage dans le chef-lieu de la région du Nord-Ouest par une grande messe organisée à l’aéroport, précédée d’une rencontre avec les autorités religieuses, la société civile et les acteurs engagés dans la recherche de solutions à la crise qui secoue la région.

Mais au-delà du protocole, un détail hautement symbolique a retenu l’attention : les soutanes du souverain pontife étaient ornées de motifs traditionnels camerounais issus de la zone Grassfield.

Ces ornements, inspirés des tissus et symboles ancestraux, ont conféré à la tenue papale une dimension culturelle et universelle. En arborant ces motifs, le pape a rendu hommage à l’identité locale tout en l’inscrivant dans une perspective mondiale. Ce geste a été perçu comme une reconnaissance du patrimoine camerounais et de sa valeur universelle.

« Ce marketing sur ce patrimoine local finalement mondial n’a pas de prix. Merci à Sa Sainteté le pape Léon XIV. Nous sommes confortés par ces choix lors des passages sur l’espace public », a déclaré un fidèle, ému par cette mise en avant de la culture nationale.

La richesse culturelle du Cameroun s’est invitée jusque dans les célébrations liturgiques. Lors d’une messe solennelle, la chasuble du Pape Léon XIV a été ornée d’un tissu identitaire du Nord-Ouest, le célèbre « Toghu », également appelé « Atoghu ».

Ce tissu, symbole fort des traditions des grassfields, est confectionné à partir de velours noir et décoré à la main de motifs multicolores – jaune, rouge, blanc et orange. Chaque ornement raconte une histoire et renvoie à des éléments de la cosmogonie locale, faisant du Toghu bien plus qu’un vêtement : un véritable marqueur de mémoire et d’identité.

L’intégration de ce tissu dans les habits liturgiques illustre la volonté de mettre en valeur la diversité culturelle camerounaise au sein même des pratiques religieuses. À Bamenda, cet hommage a été perçu comme un signe de reconnaissance et de respect envers les traditions locales, renforçant le sentiment d’unité nationale à travers la foi et la culture..

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