La capitale camerounaise s’est transformée ce 18 juin en véritable carrefour culturel avec l’ouverture de la première édition du Sommet Africain de l’Édition Musicale (SAEM 2026). L’événement, placé sous le thème « Ensemble, transformons l’édition musicale africaine », a été inauguré au Concord Hotel par le délégué régional des Arts et de la Culture, représentant personnel du ministre.
Un rendez-vous inédit pour l’Afrique musicale
Durant quatre jours, Yaoundé accueille éditeurs, producteurs, créateurs, plateformes internationales et experts venus d’Afrique et du monde entier. Objectif : réfléchir ensemble à l’avenir de l’édition musicale africaine, profession encore trop peu valorisée et insuffisamment expliquée aux créateurs.

Le président de la SONACAM, société en charge des droits d’auteur des artistes musiciens, a rappelé l’importance de bâtir un hub africain de l’édition musicale, capable de protéger les œuvres, d’intégrer le continent dans les circuits mondiaux et de renforcer le statut des musiciens.

Des thématiques stratégiques
Conférences, ateliers, tables rondes et rencontres B2B rythmeront le sommet autour de sujets clés :
- Protection et gestion durable des droits d’auteur
- Métadonnées et revenus internationaux
- Intelligence artificielle et création musicale
- Développement des marchés africains
- Royalties, licences et exploitation des catalogues
- Coopération internationale et opportunités de croissance


Des invités de marque
Parmi les personnalités présentes figurent Diana Hopeson (Ghana), Thando Makhunga (Downtown Music Publishing Africa / Virgin Music Group Africa, Afrique du Sud), Didier Awadi (Sénégal), Matt Bolton (ICESERVICES, Royaume-Uni), Indi Chawla (The MLC, USA), Panimalar K. (RaaCho Music Publishing, Inde), ainsi que de nombreux autres professionnels africains et internationaux.
Une vitrine culturelle et artistique
Au-delà des débats, le SAEM 2026 se veut aussi une célébration de la créativité africaine. Des performances artistiques, notamment celles de Mango Dika rt Ottou Marcellin, ont marqué l’ouverture, rappelant avec force que l’État doit donner un véritable statut à l’artiste pour favoriser son épanouissement.










