BAD : La maturité des projets routiers inquiète l’institution bancaire

BAD : La maturité des projets routiers inquiète l’institution bancaire

La question a été relevée au cours de la mission des experts du groupe financier, en visite ce 06 juillet 2021 dans les locaux de l’immeuble siège du ministère des Travaux Publics à Yaoundé

En visite au Cameroun dans le cadre du dialogue entre la Banque Africaine de Développement et le ministère des Travaux Publics, relatifs aux différents projets routiers de ce pays, les 13 experts avec à leur tête Solomane Kone, le Chef du Bureau pays du groupe de la BAD, ont relevé des inquiétudes quant au manque de maturité des projets de route lors de leurs échanges avec le patron camerounais des Travaux Publics. Un constat plus ou moins clair des experts financiers qui au demeurant, vient ainsi remettre sur la table du débat, ces nombreuses initiatives engagées par cette administration, principal ingénieur du développement en infrastructures du Cameroun.

Un rappel du financier africain à destination du pays leader de la sous-région dont le portefeuille se situe actuellement à environ 43% des nombreux investissements de l’instance bancaire dans le pays.

Un ensemble d’appui qui couvre 700 km de linéaire de route en construction, en réhabilitation ou en phase de bitumage. A cela, c’est près de 1000 mètres de linéaire d’ouvrage d’art en projet ou en construction au Cameroun. Des engagements plus que convaincants du partenaire camerounais qui justifient à juste titre les indications de ce dernier à travers des propositions assez constructives en vue de préserver le partenariat qui lie les deux entités. Pour ce faire, les représentants de la banque ont suggéré, la prise en compte du coût global du projet en incluant les indemnisations et la mobilisation des ressources au moment où celle destinée à la réalisation du projet s’effectue.

Dans le même sens, le Chef de Bureau-pays a souligné la nécessité de bien élaborer les dossiers avant de les soumettre au Conseil d’Administration, dans le but d’avoir une meilleure cohérence entre le financement sollicité et les besoins réels. Des indications pratiques proposées par la BAD qui permettraient si elles sont mises efficacement en évidence de gagner du temps et d’éviter des coûts supplémentaires dans la réalisation des projets. Le ton est donc donné aux officiels camerounais, chargés de l’élaboration et de la gestion des projets d’infrastructures routiers.

 En effet dès l’année 2022, la qualité des projets et la maturité de toutes les composantes autour de chaque projet auquel la Banque mondiale est impliquée au Cameroun, dépendra le financement de ce dernier.

Brice Ngolzok

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