Banque mondiale : Des millions d’africains n’ont pas de pièces d’identité officielles

Banque mondiale : Des millions d’africains n’ont pas de pièces d’identité officielles

Selon un récent rapport du groupe de Breton wood publié le 24 août dernier, environ 500 millions de personnes du continent ne possèdent pas ces documents.

Selon une récente enquête de la Banque Mondiale sur la transformation économique en Afrique occidentale et centrale via le numérique, il ressort que 500 millions de personnes en Afrique n’ont pas de pièce d’identité officielle. Un constat qui rend difficile l’accès aux services clés et ne permet pas à ces clandestins de bénéficier des opportunités créées par la numérisation.

Un grand nombre de pays d’Afrique de l’Ouest et centrale ont des systèmes d’identification ni fiables, ni inclusifs. Des techniques très peu adaptées à la modernité avec des approches manuelles, archaïques et souvent inadaptées aux évolutions de ce secteur stratégique. Des défaillances à l’origine d’une identification difficile des populations, tant pour les gouvernements que pour les services privés, favorisant ainsi les fraudes et de nombreuses failles dans les données.

« Les identifications numériques alignées sur les dix principes d’identification pour le développement durable offrent la possibilité d’étendre les réseaux et de transformer les prestations de soins de santé, d’accès à l’éducation ainsi qu’aux services financiers et a d’autres services clés, en particulier pour les populations rurales, les femmes et les groupes les plus vulnérables. » Rappelle la tribune de Ousmane Diagana, Vice President Afrique de l’Ouest et Centrale de la Banque mondiale.

Néanmoins, une grande majorité des pays du continent connaissent quelques avancées dans le domaine avec le concours technique et financiers de la Banque mondiale à travers son programme d’Identification pour le développement (ID4D). Une initiative qui vise à assurer les trois composantes des infrastructures à savoir les identifiants numériques, les paiements numériques et les plateformes de base de données fiables. Des indicateurs essentiels de cet univers qui permet à la fois aux particuliers qu’aux entreprises de prouver et vérifier leur identité en toute sécurité, d’effectuer et recevoir des paiements en toute facilité, de partager et vérifier les données personnelles telles que les antécédents de crédit et les qualifications académiques.

Des éléments qui génèrent des avantages sociaux et économiques importants et accélèrent la transition vers les économies, les sociétés et les gouvernements numériques. Pour une réussite efficace de l’identification des millions d’africains, l’instance de Breton-Wood préconise une synergie d’actions, une meilleure collaboration avec l’ensemble des institutions nationales afin de permettre d’une part aux Africains d’avoir plus de contrôle sur leurs données personnelles et d’autre part faciliter aux gouvernements des services de transferts monétaires qui atteignent les bénéficiaires tout en réduisant la fraude et l’évasion fiscale.

Brice Ngolzok

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