Cameroun : La fête de la musique sous fond de virement bancaire

Cameroun  : La fête de la musique sous fond de virement bancaire

La Société Nationale de l’art musical Camerounais (Sonacam) distribue 112 millions aux artistes musiciens.

 Le choix du jour  n’est pas anodin. Le lundi 21 Juin , jour de la célébration de l’art musical, commence  l’opération de paiement de la  répartition sociale de la  cagnotte à 1500 artistes.  Cette  action  est l’une des résolutions  phare du dernier conseil  d’administration presidé par Ateh bazor.  Longtemps attendu , ce partage de fond intervient dans une maison secouée par des dissensions, démissions et autres soupçons de détournement https://www.focusmediaafrique.com/cameroun-soupcons-de-malversation-financiere-au-sein-de-lart-musical/ Certains protagonistes d’hier semblent fumer le calumet de la paix.

Une répartition inédite aux allures propagandiste 

Les montants perçus par les sociétaires de la Sonacam oscillent entre 50,000frs et 150, 000frs.  » Mon sentiment ne peut être qu’un sentiment de fierté.  » Lance un artiste qui a vu son nom sur les listes disponibles depuis le weekend sur les réseaux sociaux.

 Pour cette première sortie de l’année sous l’ère Ateh bazor, l’option des virements bancaires a été choisi au grand bonheur des bénéficiaires.

Fragilisée en interne et vilipendée à l’externe, la maison de l’art musical est un volcan endormi. https://www.focusmediaafrique.com/cameroun-les-hommes-forts-de-la-sonacam-heritent-dun-cadeau-empoisonne/ Entre confession et autres alliances volatiles,  la Sonacam est en pleine reconstruction. Cette répartition dite sociale lui fera beaucoup de bien.

L’éternel problème du droit d’auteur au Cameroun

Depuis des lustres, le droit d’auteur appairait comme un serpent de mer. Sa gestion opaque  a fini par plonger l’art dans la gadoue. Des ouvrages ont été écris à propos, des chroniques et autres dénonciations ont été faite sans que rien ne change. Malheureusement, l’actuelle équipe de la Sonacam démarre sa toute première opération financière sans critères scientifiques.  Le PCA justifie cette démarche.  « En principe nous payons pour les œuvres utilisées , au regard du contexte et absence des fiches de régie d’antenne. Nous avons tenu compte des éléments de sondage de la popularité, mais surtout la catégorisation afin d’éviter plus de plaintes. »

 Sans statut, les artistes camerounais se doivent d’impacter leur environnement par leur engagement. Malgré la résurgence à la covid-19 , des mesures sont entreprises pour élargir l’assiette de perception. Après Juin 2021, où l’argent de la télévision nationale a permis de payer , le rendez-vous est pris pour les  mois de Septembre et Décembre de cette année.

Thierry  EDJEGUE

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