Carte national d’identité : Attention a l’insurrection populaire

L’obtention du précieux sésame demeure un véritable serpent de mer au pays de Paul BIYA.

Carte national d’identité

L’image du citoyen camerounais las d’attendre la délivrance de sa carte nationale d’identité saccage un commissariat à Bafoussam fait le tour des réseaux sociaux depuis le 11 Octobre 2022 jour de l’incident. L’infortuné a finalement été maitrise et incarcéré. Cette scène digne d’un scenario de film hollywoodien est juste la manifestation d’un peuple qui a mal à cette pièce officielle devenue un luxe.  » Volé à un camerounais moyen sa Carte national d’identité est pire que lui soutirer une somme d’un million de francs. Car non seulement c’est un parcours de combattant pour la refaire mais l’obtenir après établissement relève du miracle » nous a confié Serge AYISSI habitant du quartier Manguier à Yaoundé. La carte d’identité nationale serait devenue une véritable affaire d’État.

La problématique de la carte nationale d’identité

Les événements du 11 Octobre 2022 a Bafoussam doivent tous nous parler. Voir des citoyens camerounais arriver à de telles extrémités pour sa CNI devrait interpeller la Délégation Générale à la Sureté Nationale. Laquelle doit améliorer la célérité de délivrance des CNI, comme elle a brillamment réussi à le faire avec les passeports. De plus supprimer au besoin si elles existent les poches de corruptions qui jalonneraient le processus. Car certains citoyens en attendre de leur CNI affirment avoir été contacté par certains agents de la police pour le retrait efficient de leur cni contre récompense. Information jusqu’ici non confirmé par la DGSN qui non seulement se plait du nombre trop élevés de CNI en souffrance dans ces services et continue d’encourager le peuple a utiliser tous les moyens modernes ( numéro whapsapp , facebook , sms et autres ) mis en œuvre pour résoudre ce problème

Et si la société civile revenait à la charge

En janvier 2021, la campagne autour du slogan « Je veux ma CNI [carte nationale d’identité] » voyait le jour. Porté par la société civile et certains politiques elle avait poussée les responsables de la police camerounaise à sortir de leur réserve pour désamorcer une crise montante. Dans une conférence de presse aux allures de communication de crise, Dominique Baya, le secrétaire général de la Délégation générale à la sûreté nationale (DGSN), s’était employé à expliciter les raisons des retards et pénuries observés dans la délivrance des cartes nationales d’identité et des passeports. L’ancien commissaire divisionnaire a ainsi exposé une série de raisons, en insistant sur l’incivisme des usagers. Il a notamment dénoncé les détenteurs de multiples identités, qui refuseraient « de faire valider leur identité authentique, car ils ont développé d’autres avantages avec celles-là « . Selon la police, plus de 3 millions de personnes seraient dans ce cas. Plus un an après la situation semble visiblement être la même.

T.E

Leave a comment

Send a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.