Cameroun : Briser le silence pour stopper les violences faites aux enfants

Cameroun : Briser le silence pour stopper les violences faites aux enfants

Les bourreaux se réfugient dernière cette pratique pour passer entre les mailles des autorités judiciaires.

Peur des représailles, intimidation et ignorance sont souvent évoqués pour conserver le tabou. Fin connaisseuse de cet état de choses, les auteurs des violences sur les enfants en abusent. D’où le nombre sans cesse croissant de cas enregistré tardivement https://www.focusmediaafrique.com/cameroun-celebration-en-demi-teinte-de-la-journee-de-lenfant-africain/  Le journal la Nouvelle Expression relatait une scène ubuesque la semaine dernière. Une fillette a été abusée sexuellement dans une Brigade à l’Ouest du Cameroun.  Aidant sa mère en servant de la nourriture, la victime a été violée et menacée de mort. » Il a dit qu’il allait me tuer si je parle » a déclaré la victime. Ce cas est loin d’être isolé. Chaque jour ou presque des abominations de cette nature sont commises et enterrées avec le silence parfois complice des familles des victimes.

Le très honorable Cabaye Yeguie Djibril saisit le taureau par les cornes

Dans son discours de circonstances pendant la   séance plénière spéciale de plaidoyer, il a répété 04 fois de suite  » Briser le silence ». Chef traditionnel, père de famille et grand-père, le député du Mayo-sava estime que la loi de l’omerta doit être abrogée pour sauver des vies innocentes.

 Plus de trois décennies au perchoir, il a vu et entendu des vertes et des pas mures sur la situation de l’enfant d’où cette emphase en ces termes :

•Briser le silence de l’indifférence qui n’est pas loin de la complicité ;

•Briser le silence de la non dénonciation de << arrangements adultes>> souvent négociés au détriment des victimes ;

•Briser le silence face aux situations d’exploitation des enfants ;

•Briser le silence face à tous ces enfants négligés, abandonnés à eux même.

 Le combat s’annonce rude et très long.

La culture sociétale et la pauvreté peuvent   freiner cette dynamique

En Afrique en général et au Cameroun en particulier les familles sont plus soucieuses de leur image à l’extérieur que du bien-être de l’un de leurs. D’où cette protection à tout prix et à tous les prix des membres de la famille impliqués dans de tels actes. On ira jusqu’à dire à la victime de  » Laisser, pardonner ou digérer » Que vont dire les voisins du quartier ou du village de nous. Les rebelles sont mêmes menacés d’exclusion. Selon Unicef 86% enfants connaissent la violence dans les ménages et leur environnement immédiat.

La pauvreté ambiante pousse les bourreaux à acheter les consciences des parents pour éteindre toutes actions judiciaires.

Habités par la corruption, injustice et la méchanceté certains agents véreux du système judiciaire libère les présumés coupables sans attendre un jugement. De retour dans l’activité de prédilection, les auteurs des abus passent à la vitesse supérieure et terrorisent ceux qui les ont dénoncés.

En organisant cette discussion le 16 Juin 2021 au parlement, Pauline Irène NGUENE souhaitait que les élus du peuple s’approprient cette problématique et utilisent leur pouvoir pour renforcer le cadre juridique et institutionnel de protection des enfants contre les violences au Cameroun.

Thierry  EDJEGUE      

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