Cameroun : Des résolutions fortes du parlement pour endiguer les accidents de la route

Cameroun : Des résolutions fortes du parlement   pour endiguer les accidents de la route

Réunis en plénière spéciale, le 23 Mars au palais des congrès, ils ont échangé avec les différents acteurs sur la prévention et la sécurité routière.

Après le succès de l’atelier de formation des députés membres du réseau Legis-Securoute, le président de chambre autorise la tenue d’une séance ouverte à tous. Grande cause nationale en raison de son multiple impact juridique, financier, sanitaire et social, les débats ont duré six heures. A l’issue des travaux, Martial Missimikim expert en sécurité routière déclare:  » le fait qu’il y ait disparité des chiffres entre le MINSANTE et le MINSTRANPORT est une urgence pour la création de l’office national de sécurité routière qui va coordonner les actions des différents acteurs impliqués »


Les décisions arrêtées pour stopper l’hémorragie

Le chapelet macabre des hécatombes enregistrées chaque année, révèle la gravité du phénomène. La cadence bien rythmée avec laquelle se produit les accidents est effroyable. A défaut de l’éradiquer complètement, les élus de la nation veulent le réduire à sa simple expression. Pour parvenir ils proposent entre autres :

√ Adopter un plan d’aménagement des routes urbaines en l’adaptant au volume du trafic, à l’environnement de transport urbain notamment des voies pour les motos- taxis et la multiplication des points de ramassage aménagés pour les taxis ;

√ Améliorer la qualité de l’entretien du réseau routier notamment sur les axes les plus fréquentés en procédant systématiquement au traitement des nids de poule et dégradations sensibles mettant en péril les usagers de la route

; √ Mettre en place des mécanismes de prise en charge psychologique des victimes et de leur famille ;

√ Renforcer le système de contrôle de l’effectivité d’indemnisation des victimes des accidents de route et sensibiliser les usagers sur les obligations des assureurs;

√ Limiter l’âge des véhicules à l’importation et instaurer une prime à la casse pour le rajeunissement de notre parc automobile ;

√ Mettre en place un véritable système de sécurisation et d’informatisation des documents de transport et son interconnexion sur le plan national ;

√ Renforcer sur le plan juridique les textes régissant les voyages de nuit, la durée maximale de conduite continue autorisée par jour ;

√ Encadrer les voyages de nuit en ce qui concerne le transport en commun ;

√ Finaliser le projet de texte portant création des unités Territoriales de protection civile ;

√ Restructurer les écoles de formation en conduite automobile dont beaucoup se créent et fonctionnent sans agrément ;

Urgence d’une prise de conscience collective.

Le premier vice président de l’Assemblée Nationale, Hilarion ETONG a démarré son propos par une minute de silence à l’endroit de l’honorable Harouna BOUGUE ABDOULAYE décédé de suite d’accident de circulation. La doyenne d’âge Laurentinne NKOA MFEGUE, a accordé une place de choix à ce fléau dans son discours d’ouverture. Le secrétaire permanent du conseil national de la Route M. ESSOMBA ETOUNDI Antoine Lucien faisait observer aux deputés que  » La sécurité routière ,c’est l’affaire de tous. »

La sensibilisation doit se faire à tous les niveaux. À la maison , dans les médias, à l’école et dans les lieux de service. Chacun doit se sentir interpellé et porter la responsabilité.

Thierry EDJEGUE

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