Cameroun : Le contrat de travail est un couteau à double tranchant

Cameroun : Le contrat de travail est un couteau à double tranchant

Pourtant il est quasi absent de l’univers professionnel, ce qui rend complexes ces rapports.

Le contrat de travail est une convention à laquelle un travailleur s’engage à mettre son activité professionnelle sous l’autorité et la direction d’un employeur, en contrepartie d’une rémunération. Il existe deux types de contrat :  Celui à durée indéterminée et durée déterminée. Pourquoi est-il redouté par les patrons et négligé par les ouvriers ?

Le piège du contrat de travail

L’emploi stable est un épineux problème au Cameroun. Il connait des proportions inquiétantes. Malgré les efforts de l’Etat et ses tentatives pour apporter des réponses, le chômage persiste. La démographie galopante et la formation en sont pour beaucoup. Situation qui pousse certains patrons à recruter des employés sans contrats de travail. Armele Christiane AZE travaille depuis cinq ans pour une structure sans contrat.  » Au début, on m’a promis me le donner, j’ai attendu longtemps sans le voir et quand j’ai redemandé à mon chef m’a dit que ce n’était pas important. » Nombreux sont les camerounais qui se retrouve pris dans ce piège. Ils se contente du salaire sans connaître leur fonction, grade, échelon, catégorie ou la convention collective qui les régis. Bonjour les abus.

Véritables bétails humains, les esclavagistes déguisés en employeurs ne tarissent pas d’imagination pour violer les droits de leurs employés. Ne délivrant aucun document attestant d’un lien professionnel avec leur employé ils se croient malin. Hélas pour eux le code de travail a prévu cette éventualité. Honorable Adamou koupit l’a lu et déclare :  « Absence  d’un contrat de travail écrit est synonyme de l’existence d’un contrat verbal de travail automatiquement à durée indéterminée qui à mon avis, est relativement favorable à l’employé qui doit dans ce cas faire preuve de prudence en gardant les documents de preuve comme les bulletins de paie, les ordres de mission, les copies des fiches de présence, les demandes d’explication éventuellement reçues, les copies des rapports de réunion de travail » Voilà le genre d’affaire que les inspecteurs de travail et avocat adorent pour plumer le capitaliste devant un tribunal.

Le socle du code de travail 

Le code de travail appliqué au pays de Manu Dibango réservé une certaine place aux travailleurs. De l’article 23 à l’article 51, le législateur examine et recommande l’application des modalités bénéfiques aux différentes parties concernées par le contrat de travail et celui d’apprentissage. Au regard de cela Adam Baba membre de la société civile pense que c’est plus judicieux pour les patrons de respecter la réglementation, il affirme :  » L’employeur a l’intérêt de rédiger un contrat à bon et due forme. Car celui qui n’en possède pas ne peut jouir des droits et prérogatives contenue dans un contrat à durée indéterminée. »

Thierry EDJEGUE

Leave a comment

Send a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.