Cameroun : Un fort potentiel minier très mal exploité.

Cameroun : Un fort potentiel minier très mal exploité.

Regorgeant un fort potentiel minier, le secteur est malade, son traitement va booster l’économie du pays.

Selon les études menées sur le terrain par le gouvernement camerounais et ses partenaires au développement à peine 40% du territoire fait l’objet d’une exploration minière. Le Projet de renforcement des capacités du secteur minier (PRECASEM) financé par la Banque mondiale durant cinq ans a donné lieu à une campagne de levés géophysiques aéroportées. Un travail qui a permis d’identifier jusqu’à 500 nouveaux sites vierges d’une superficie totale de 160 000 km². Seulement cinq régions du pays en sont concernées à savoir : l’Est, l’Ouest, l’Adamaoua, le Nord et le Centre. Les minéraux varient de l’or aux terres rares, en passant par les métaux de base et l’uranium.

 L’état des lieux du secteur minier.

Domaine par excellence de l’anarchie, l’industrie minière peine a décollé. C’est ce qui justifie son faible apport à l’économie camerounaise. L’absence d’un véritable cadre formel dans l’extraction des ressources freine son éclosion. Résultat, le secteur fortement dominé par les petits mineurs et ces derniers, surtout présents dans l’extraction de l’or (dans l’Est) et du diamant, échappent toujours à tout contrôle malgré les efforts des autorités pour maitriser la production, mais surtout la commercialisation. D’où cette sortie du secrétaire permanent du Processus de Kimberley au Cameroun, Daniel Mackaire Eloung Nna, qui indique que les artisans miniers installés le long de la frontière avec la Centrafrique produisent environ 5000 carats de diamants chaque année alors que les exportations de diamants du Cameroun pour l’année 2019 étaient de seulement 654,6 carats.

Selon un rapport de l’industrie pour la transparence des industries extractives (ITIE) publié en 2017, le secteur minier n’a contribué qu’à hauteur de 0,11% au PIB nominal, 0,01% à l’exportation et 0,21% à l’emploi. Précisons que tout le secteur extractif a contribué cette année-là au PIB à hauteur de 3,33%. 

 Les différents minerais présents et exploités au pays de Paul BIYA

Afrique en miniature, La nation regorge d’immenses richesses minières. Il s’agit de :

– L’or ;

– La bauxite ;

– Le diamant ;

– Le cobalt ;

-Le cuivre ;

-Uranium ;

-Le plomb ;

– Le zinc

 A cela s’ajoute les 300 nouveaux glissements mis en évidence par le gouvernement avec l’aide de la banque mondiale indiquait recensement le secrétaire d’Etat au ministère des mines de l’industrie et du développement technologique.

S’il est avéré que la richesse sous-sol camerounais ne fait plus aucun doute, il est tout à fait légitime de s’interroger sur l’absence du Cameroun lorsqu’il s’agit d’évoquer les grandes nations minières africains. La SONAMINES viendra peut-être corriger le tir.

Thierry EDJEGUE

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