Cameroun : Overdose inutile des partis politiques

Cameroun : Overdose inutile des partis politiques

Depuis l’avènement du multipartisme en 1990, le Cameroun ploie sous le poids d’une pléthore de formations politiques. Lesquelles jusqu’ici s’avèrent inutiles pour les populations.

Le peuple Camerounais, est témoin de la prolifération des partis politiques, sur l’étendue du territoire national. Celle-ci trouve ses origines, à la liberté d’association que confère la constitution.

Un parterre d’à peu près 300 partis, dont les missions ne sont connues que des fondateurs. Leurs objectifs, sont d’ailleurs peu connus des militants, qui se recrutent parfois par affinités familiales.

 Le véritable rôle des partis politiques.

Les spécialistes des questions politiques, définissent clairement le rôle des partis politiques. Ceux-ci participent à l’animation de la vie politique. Au Cameroun, l’article 3 de la constitution, se veut péremptoire sur les prérogatives des formations politiques. Il stipule que : » Les formations et partis politiques, concourent à l’expression du suffrage. Ils doivent respecter les principes de la démocratie, de la souveraineté et de l’unité nationales. Ils exercent leurs activités conformément à la loi «  .

La prolifération des partis politiques.

Rappelons que c’est la Loi No 90/056 du décembre 1990, qui consacre le multipartisme au Cameroun. Cette Loi a donnée naissance en 1991, à 57 partis politiques légalisés. De 1991 à ce jour, l’on dénombre plus de 300 formations politiques. Ce record aurait traduit, la volonté des camerounais à exprimer leurs idées librement dans ces regroupements. Mais hélas, ces partis s’apparentent à ce que le professeur Hubert Mono Ndzana appelle, le « mapartisme ».

 Il faut dire que, ces partis naissent de manière fantaisiste au pays de Paul Biya. Chacun y va de ses émotions, sans véritable visée objective, ni même ambition de conquête du pouvoir. Cette attitude rend alors, incontrôlable l’action des partis politiques.

 Aucun apport pour les populations.

Selon l’ancien ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation (MINATD), moins d’une trentaine de partis politiques, participent à l’exercice du pouvoir. Sachant que leur rôle est de participer à cet exercice du pouvoir pour le bienêtre des populations, il est nécessaire de s’interroger sur leur utilité. Il est déjà rappelé, le plus petit champ d’exercice du pouvoir est la municipalité, plus proche du peuple.

 Si nombreux qu’ils soient, s’ils n’exercent pas le pouvoir, ceci laisse comprendre qu’ils ne le conquièrent pas. Et donc le « mapartisme » prend tout son sens. Les regroupements familiaux et amicaux peuvent alors se constituer en partis politiques à part. Cependant, il faut espérer que ce ne sera pas le cas de APAR (Alliance patriotique Républicaine), de célestin Ndjamen, dernier né des partis politiques au Cameroun.

DONALD ARMEL OMOLOBINA

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