Cameroun : Une dizaine de nouveaux partis politiques pour animer la galerie

Cameroun  : Une dizaine de nouveaux partis politiques pour animer la galerie

Le ministre de l’administration territoriale vient d’agréer dans son hémisphère onze formations politiques.

Le communiqué radio/presse rendue publique le mercredi 05 Mai 2021 par Paul Atanga NJI renseigne sur les noms des partis politiques et identités  de leurs  leaders. Le ministre présente le chef de l’État comme le grand chantre de la démocratie qui encourage l’expression des libertés. Pour le journaliste Hervé TIWA, il y’a anguille sous roche dans ce communiqué publicitaire. Il déclare : « De mémoire, c’est la première fois (sauf oublie) que je vois un tel communiqué annonçant pompeusement l’agrément d’un certain nombre de partis politiques. Pour ma part, c’est ubuesque  d’associer l’image de Paul Biya dans ce type de communication. Des partis politiques ont été légalisés sous d’autres ministres de l’administration territoriale sans ramdam médiatique.  Paul Atanga Nji ne fait pas la publicité de ces nouveaux partis politiques pour rien. Je crois que ces partis joueront le jeux du gouvernement pour contrecarrer de vrais partis de l’opposition. »

 Le débat démocratique va connaître une évolution

L’arrivée du sang neuf dans le landerneau politique devrait faire évoluer le débat. Car de nouvelles idéologies, philosophies de pensée habitent les nouveaux dirigeants. Interrogé sur la question le soir de la publication sur  Kalack FM, le sociopolitique Stephane AKOA est dubitatif, il soutient que:  » La naissance de onze partis politiques n’apportera rien à la démocratie camerounaise, elle n’aura que le mérite de nous faire discuter comme ce soir.  » Sommes-nous en présence des partis satellites ?

Pays bilingue, Le Cameroun compte plus de 300 formations politiques. L’immense majorité est inactif et invisible sur le terrain. Les  nouveaux partis politiques ne viennent pas combler un vide, un champ en friche. Ils risque  occuper  l’espace public pour se servir et non pour proposer une alternative. Car pour le faire cela a nécessité  une lourde machine  qui ne sont pas à la portée de tous. Hervé TIWA a ajouté  que :  » Pour proposer une alternative, il faut disposer des moyens pour l’implantation dans les 10 régions du pays, faire du marketing politiques pour vendre leurs idées. Avoir un  véritable personnels politiques. tout ceci a un coût  Sauf s’ils bénéficient  des financements non traçables. « 

Le multipartisme camerounais ressemble à une distraction

En Février 1991, Paul BIYA déclarait lors d’ un discours:  » Vous avez la grand chance de vivre dans un pays libre, faites bonne usage de votre liberté » cette sortie intervient un an après le vent du multipartisme qui a soufflé sur le pays.  Pour coller la paroles aux actes, de nombreux citoyens ont créé et continuent de créer des partis politiques. Trouvez-ci joint leurs motivations:  https://www.focusmediaafrique.com/cameroun-le-visage-hideux-des-partis-politiques/

Thierry EDJEGUE

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