Consommation : L’inflation fait son lit au Cameroun

Consommation : L’inflation fait son lit au Cameroun

Malgré les nombreuses réunions de recadrage, les prix des produits de grande consommation ne cessent de grimper sur les différentes étales des métropoles camerounaises.

« Je suis mal quand je reçois aujourd’hui l’argent du marché parce que je ne suis pas sûr que mes prévisions vont être les mêmes que celles du marché ». Un propos clair de la part de Alvine Bidia qui illustre à suffisance les questions essentielles relatives à la protection du pouvoir d’achat des camerounais. Une célébration placée au Cameroun sous le thème « communication électronique, vaincre la vulnérabilité du consommateur. Une thématique actuelle mais loin d’attiser la flamme ardente d’un débat en adéquation avec les réalités des consommateurs, victimes depuis plusieurs mois d’une flambée des prix des denrées et autres produits de leur vie quotidienne.

La réalité de terrain

Peu sont ceux des camerounais d’en bas qui n’ont pas assisté au jeu de roulette russe effectué par Luc Magloire Mbarga Atangana, le Ministre du Commerce aux côtés du groupe Lafarge en donnant l’illusion que le principal produit mis en vitrine par les cimenteries du Cameroun fait l’objet d’une régulation pourtant le ciment ne cesse de grimper sur le marché. Un reflet de la réalité contenue dans les marchés et les grandes surfaces où le constat est fait depuis quelques semaines sur les prix du riz. Désormais il faut débourser sensiblement 11000 FCFA voire 13000 FCFA pour bénéficier d’un sac de 25 kilogrammes de ce céréale de gamme moyenne, contre 9500 FCFA il y a encore quelques mois. De même c’est environ 1400 FCFA qui est nécessaire pour l’achat d’un kilogramme de poisson (maquereau) alors que la même variété de coûtait 1250 FCFA en 2015. Un aliment qui fait face depuis la loi de 2017, aux droits de douane imputables à hauteur de 05% et de 0,6% pour le compte de la taxe communautaire d’intégration.

L’absence d’une véritable régulation

Bien que des rencontres soient effectuées dans le cadre d’un dialogue entre l’Etat et les opérateurs économiques, tout porte à croire que la mission pour laquelle est investi le Ministère du Commerce n’est malheureusement pas assumée tant en matière de fixation des prix que de contrôle systématique de ceux-ci, ceux-ci dans l’optique d’éviter une asymétrie d’information entre les acteurs du marché. Pour ce qui de la première prérogative, nombre sont ceux des camerounais qui ont assisté ébahis en 2019, à l’impuissance du gouvernement à défendre la bourse déjà amaigrie de la grande masse dans le cadre d’une mesure qui a opposé celui-ci aux brasseurs, donnant de ce fait lieu une hausse des prix conforme à la grille proposée par les multinationales. Quant au contrôle, c’est une fois encore une déception que subissent les consommateurs qui doivent se plier aux augmentations tacites des commerçants véreux, conscients de la léthargie dont fait montre cette administration en la matière. Des tares dont les seules et uniques victimes sont les consommateurs, obligés de subir cette inflation galopante qui s’implante au Cameroun.

Brice Ngolzok

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