Economie : Quête sans fin de riziculteurs pour booster la filière

Economie :  Quête sans fin de riziculteurs pour booster la filière

Le ministère de la jeunesse et de l’education civique  lance un appel à candidature pour la sélection des jeunes pour la culture du riz dans l’Extreme Nord.

Le communiqué rendu public par le ministre MOUNOUNA FOUTSOU  est plus explicite sur les contours de cette affaire.  Dans le cadre de la mise en oeuvre de la convention Minjec-societe camerounaise de production du riz et du plan trienal special jeunes,  il est ouvert une selection de 530 jeunes garcons et filles pour leurs installation  dans les villages pionniers rizicole de seconde generation de Zina.  Cette operation s’inscrit dans le cadre de la campagne agricole 2021-2022.

Les enquêtes sur la consomation encore d’actualité révèlent que les menages en zone urbaine   consomme du riz  près de  trois fois par semaine. La question est de savoir de quel riz nous parlons? le local ou l’importé?

Immersion au coeur d’une filière qui se meure à petit feu

Le rapport du ministère de l’agriculture et du developpement durable révèle qu’en 2020 le pays a produit 140170 tonnes de riz pour une  demande évalué à 576949 tonnes soit un taux de couverture de 24.3%. le reste a été naturellement comblé par les importations . Selon l’institut national des statistiques, les quantités  importées  de riz dans le pays sont passées de 561112 tonnes en 2018 à 894486 tonne en 2019, soit une hausse de 59.4%. Le verre semble donc être dans le fruit, il faut immediatement l’extirper pour eviter d’énormes  dégâts.

L’échec de la politique camerounaise de culture du Riz

Les bassins de production du riz sont connus. Faute d’intérêt, de visibilité et de marketing autour des produits ils sont boudés sur le marche local. La société d’expansion et de modernisation de la riziculture de Yagoua fleuron de la riziculture  suffoque sous le regard impuissant des agriculteurs.  Marie Pauline VOUFO MAGA lance un plaidoyer pour sauver le riz local. Selon elle, le riz local pourtant de meilleur goût est cloué au pilori par celui importé, moins bon , mais qui confère des marges bénéficiaires plus importantes .

Thierry EDJEGUE

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