Société : Des distinctions pour mettre en relief le travail de Bernard NJONGA

Le projet est porté par les amis, la famille et la société civile acquise à l’ingénieur agronome et homme politique, activiste arraché brutalement a la vie le 21 Février 2021.

Bernard NJONGA
Bernard NJONGA

En gestation depuis le 21 février 2022, jour du premier anniversaire de son décès, lancement officiel de deux prix Bernard NJONGA a pris corps en Septembre 2022. Le siège du Service d’Appui aux Initiatives Locales de Développement (SAILD), Organisation non gouvernementale (ONG) créée en 1988 dans la capitale camerounaise par l’agronome Bernard NJONGA, s’est paré de photographies marquantes du défunt, pour accueillir cette cérémonie quelques jours après la rentrée scolaire. A question de savoir ce qu’il faut comprendre de ce lancement officiel, Ernesto YENE répond « Il faudrait retenir que la mémoire de Bernard NJONGA reste à jamais vivante à travers les structures qu’il a créé. Il est aussi important de souligner que c’est la manifestation d’une de ses volontés de voir une forme de leadership incitatif dominer nos rapports. C’est à dire avoir des référentiels sur lesquels la jeunesse peut imaginer une forme d’engagement et de don de soi pour l’intérêt général et le bien collectif. »

Une idée sur les prix en compétition

Les prix mis en jeu sont : Le prix de la photographie sociale, littérature sur le développement rural, subventions pour les études liées au développement rural. Le comité d’organisation espère découvrir « des Bernard NJONGA » dans ces domaines qui étaient pour lui plus qu’une passion. L’organisation tient à travers ses prix qui iront de 150 à 500 mille permettre à des Camerounais de par leurs engagements de donner de la lumière aux problématiques sociales du monde rural. Voici les catégories :

Prix Bernard NJONGA pour la photographie sociale.

Il récompense une photo qui raconte une histoire, fait découvrir une réalité, transmet une connaissance et inspire.
a) Montant du prix : 350 000 FCFA
b) Prix spécial du jury : 150 000 FCFA
Les photographies doivent avoir été faites entre le 19 décembre 2020 et le 19 décembre 2022.

Prix Bernard NJONGA pour la littérature sur le développement rural

L’objectif de ce prix est de primer les œuvres écrites qui portent sur les problèmes du monde rural ou contribuent à leur résolution et au changement de mentalité.
a) Document de réflexion ou documentaire : 500 000 FCFA
b) Document d’information scientifique et technique : 500 000 FCFA
c) Article de presse : 300 000 FCFA
Précisons que la date limite de soumission est le 18 octobre 2022.

Bio express de Bernard NJONGA

Bernard Njonga aura combattu jusqu’au bout pour la cause du développement du Cameroun. Un développement qui selon lui, passe par le levier agropastoral et rural.

La conquête de la souveraineté alimentaire du pays était son projet, mieux, son obsession. Pour étayer sa thèse, Bernard Njonga s’est appuyé sur des structures qu’il a lui-même créées dès 1988 : le Service d’Appui aux Initiatives Locales de Développement (SAILD-ONG), le journal La Voix Du Paysan (LVDP) et le Centre de Documentation pour le Développement Rural (CDRR). Ensuite l’Association de Défense des Intérêts Collectifs (ACDIC-Société civile) en 2003.

Le leitmotiv «Mangeons ce que nous produisons» a animé ses multiples campagnes de plaidoyer au sein de l’ACDIC : contre les découpes de poulets congelés importés, contre le riz subventionné importé, contre les importations astronomiques de farines de blé.

Le combat du pain enrichi aux farines de patate, d’igname, de manioc et de maïs, a été gagnée dans les cœurs des Camerounais à travers le concept Boulangerie vert-rouge-jaune (couleurs du drapeau camerounais) déployé lors du comice agropastoral d’Ebolowa en janvier 2011. Mais la volonté politique n’a pas suivi. C’est l’une des causes et pas la seule, de la mise sur pied du CRAC (Croire au Cameroun), mouvement politique dont Bernard Njonga est le fondateur en Octobre 2014.

Né le 18 octobre 1957, le chef de famille du feu Pasteur David Ngassa à Bangoua dans l’Ouest du Cameroun décède à l’âge de 66 ans en France.

Thierry EDJEGUE

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