Transport urbain : Yango en eaux troubles au Cameroun

L’Etat décide finalement de réguler l’activité de covoiturage en ligne source d’énormes tensions depuis quelques temps

Yango

Le décret du Premier ministre du mois dernier fixe le cap de l’activité de covoiturage au pays de Samuel Eto’o . Les entreprises désireuses sont désormais conditionnées par l’obtention d’une licence et d’une autorisation d’exercer. Une sortie gouvernementale qui est venue calmer le courroux des syndicats des chauffeurs de taxi à l’encontre du service de covoiturage de l’opérateur russe Yango. Interroger par la télévision nationale au mois de Septembre 2022, Patrice Samen leader syndical estimait que Yango est dans l’illégalité, une situation qui cause un sérieux manque a gagner pour lui et ses collègues taximen. L’Etat a finalement tranché. Yango comme les autres opérateurs effectuant la même activité, sont dorénavant assujettis à l’obtention d’une licence ou d’une autorisation d’exercer. Un préalable avant la proposition de service de transport aux personnes via des applications mobiles. Ainsi en a décidé Joseph Dion Ngute, le Premier ministre, chef du gouvernement dans un décret du 10 octobre 2022.

Le gouvernement durcit les conditions

Les nouvelles technologies de l’information et de la communication ont révolutionné la mobilité urbaine. Un nouveau marché s’est crée, il devenait impératif de le contrôler. Pour le renouveau au pouvoir depuis 40 ans au Cameroun les entreprises doivent verser une somme de 15.000 Fcfa au titre de la redevance correspondant à la catégorie S10 pour la délivrance des licences réservées aux services de transport des personnes par taxi via des plateformes mobiles. Elles doivent aussi payer 200.000 Fcfa représentant l’autorisation d’exercice desdites activités. D’après le même texte, l’autorisation de mener une activité de location de voiture ou de transport exceptionnel est subordonnée au versement de 50.000 Fcfa. Selon le gouvernement, ce décret s’adapte aux mutations du secteur, lesquelles n’étaient pas encadrées dans le précédent texte. Dans une note produite par Yango , la structure dit maintenir un dialogue constant avec toutes les autorités compétentes du pays au sujet de la régulation du secteur , tout en soutenant ’’ Leur vision d’un secteur des transports plus organisé et modernisé ’’ et Didier Theze, country manager de Yango auteur de ladite note de conclure ’’Yango est un service numérique. Nous ne possédons, ni ne louons un seul taxi. Par contre, nous nous associons à des sociétés de transport indépendantes locales pour aider les entreprises camerounaises à se développer. Nous leur permettons de renouveler leur flotte pour assurer des trajets plus confortables et encore plus sûrs aux Camerounais ‘’

La position du consommateur dans tout cas


L’opinion est divisée sur la présence de Yango. L’immense majorité est favorable cette entreprise qui selon eux a révolutionné le transport urbain. Le journaliste Jean Bruno Tagne est cette catégorie. Le 28 Octobre 2022 il postait un message dont voici la quintessence sur sa page facebook : Les ‘’Etats-Unis ont Uber, le Cameroun a Yango

J’ai essayé Yango et j’ai aimé…


J’en avais entendu parler, mais je n’avais jamais essayé cette nouvelle application de transport : Yango. ‘’ Comme lui beaucoup de camerounais vantent les mérite et surtout le coût du transport avec Yango. De plus Yango permet a certain particulier d’arrondir leur fin de mois en ces temps de vache maigre au pays de Paul BIYA. 

T.E

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