Assemblée national : Lenteurs administratives et corruption systémiques plombent la gouvernance

L’emphase a été mise la dessus par le président de la chambre basse du parlement dans son discours d’ouverture de session de Juin 2022.

indemnités

Cavaye YEGUIE DJIBRIL a fustige le mode de fonctionnement de l’administration camerounaise. Une gouvernance archaïque qui favorise la corruption et accouche des crises. La dernière en date c’est le mouvement OTS (on a trop supporte) des enseignants du secondaire. Ainsi le 07 Juin 2022, devant la tribune de la chambre basse il dire « C’est le lieu pour moi, de dénoncer des maux endémiques qui plombent l’action de nos administrations. Il s’agit des lenteurs administrative, la corruption ou le déficit de conscience professionnelle de la part de certains personnels de l’Etat » résultats des courses l’absence de développement et l’échec programme de la majorité des projets signifiants.

Le silence coupable de l’Etat

Par instruction numéro 003 du 4 janvier 2001, relative à la rationalisation des délais de traitement des dossiers dans les services publics, le Premier ministre demandait à tous les membres du gouvernement et au gouverneurs, de bien vouloir prendre les mesures nécessaires à l’effet de réglementer au sein de leurs diverses administrations les procédures de traitement des dossiers, en mettant en particulier un accent sur le délai des traitements entre autres. 21 ans après, rien n’a fondamentalement change. Quelques efforts ont été observe après la sortie du président de la république le 31 décembre 2013, ou il ouvertement condamné ce qu’il appelait lui-même l’inertie ou l’immobilisme de son gouvernement.
Les habitudes ayant la peau dure, les dossiers continuent de trainer dans les administrations à cause des fonctionnaires absents sans raison du bureau. Personne ne se sent obligé, c’est avec désinvolture qu’on demande à un usager de revenir la semaine prochaine, sans lui préciser le jour ni heure. Une façon de l’envoyer baladé. Ces lenteurs administratives, devenues une religion dans les services publics, font en sorte que rendre service n’est plus la préoccupation majeure. Chacun fait comme il veut, tant que le salaire passe à la fin du mois.

Thierry EDJEGUE.

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