Banque mondiale : La vaccination rapide frappe aux portes de l’Afrique

Banque mondiale :  La vaccination rapide frappe aux portes de l’Afrique

Ceci à la suite d’une réunion de haut niveau qui a récemment réuni Les ministres africains des Finances et le Groupe bancaire de Breton Wood pour accélérer l’acquisition de vaccins anti-COVID et faciliter l’action de prévention d’environ 400 millions de personnes sur le continent.

Eviter une troisième vague de contamination de l’épidémie et permettre un taux de vaccination d’environ 60% à l’horizon 2022, telle se décline l’ambition de la Banque mondiale dans la lutte efficace contre la pandémie à coronavirus en Afrique. Une volonté affichée de l’institution de Breton Wood et davantage matérialisée au cours de la rencontre de Washington. Une mobilisation qui a permis aux responsables nationaux des Finances du continent de prendre le pouls de l’initiative conjointe des responsables de la Banque mondiale et de l’Union Africaine en vue de mobiliser des fonds pour accélérer l’acquisition et la distribution des vaccins et préparer par ailleurs, la réalisation des campagnes vaccinales.

« Grâce à cette initiative conjointe entre la Banque mondiale et des institutions africaines telles que la Banque africaine d’import-export (’Afreximbank) et les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique), nous avons maintenant la capacité de vacciner au moins 400 millions de personnes, soit 30 % des 1,3 milliard d’habitants que compte notre région. » Déclare l’envoyé spécial de l’Union africaine et coordinateur de l’AVATT, Strive Masiyiwa. 

Un financement de 12 milliards de dollars soit sensiblement 7200 milliards de FCFA, de la part de l’instance financière dirigée par David Malpass, est disponibles afin d’appuyer des opérations visant à soutenir les efforts de vaccination dans environ 36 pays du globe. Une estimation que le groupe compte porter d’ici fin juin à 50 pays, dont les deux tiers se trouvent en Afrique.

Occasion pour le président du Groupe de la Banque mondiale, David Malpass d’indiquer que : « La Banque mondiale est très heureuse d’aider les pays africains grâce à ce partenariat avec l’Union africaine qui permettra de fournir rapidement des centaines de millions de doses. En œuvrant ensemble, nous pouvons accélérer l’envoi de doses aux pays et soutenir leur déploiement. Les pays ont un besoin urgent d’accéder aux vaccins à travers un plus grand nombre de canaux d’achat qui correspondent à leurs besoins et garantissent des calendriers de livraison plus rapides. »

Un satisfécit du donateur qui, par la voix de son principal administrateur, vient ainsi mettre en lumière ce partenariat public-privé à travers une étroite collaboration entre le géant financier et des institutions régionales à l’instar : des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique), l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS) et la Commission de l’Union africaine afin d’améliorer la solidarité  transfrontalière en matière de veille, de préparation et d’intervention d’urgence en cas d’épidémie. Une initiative élargie qui vise à assurer au continent un accès suffisant et rapide aux vaccins contre la COVID-19. Pour ce faire, le concours de la Commission de l’UA, des CDC Afrique, d’Afreximbank, des envoyés spéciaux de l’UA pour la COVID-19 et de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et de l’AVATT, a permis de négocier avec succès la livraison de 220 millions de doses du vaccin Janssen de Johnson & Johnson, avec la possibilité de commander 180 millions de doses supplémentaires en fonction de la demande.

Une véritable synergie saluée par Vera Songwe, la secrétaire exécutive de la CEA : « L’une des priorités essentielles de cette initiative est de s’assurer que l’achat de vaccins aboutisse effectivement à la vaccination de la population. » Une préoccupation importante quand on sait les réalités managériales quelques entachées de nombreuses irrégularités dans la quasi-totalité des pays du continent mais qui ne saurait déteindre la qualité de ce partenariat annoncé comme un pas de géant car c’est une : « Collaboration extraordinaire, affirme Strive Masiyiwa, nouée autour de cette initiative entre le champion de l’UA pour l’accès aux vaccins, le président Cyril Ramaphosa, et David Malpass, le président de la Banque mondiale. » Des propos plutôt rassurants de part de cet expert qui ne demandent qu’à être opérationnalisés sur le terrain des réalités africaines.

Brice Ngolzok

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