Cameroun : Déclin de la filière cacao en plein expansion à Kribi

Cameroun :  Déclin de la filière  cacao en plein expansion à Kribi

La transformation locale des fèves de cacao a métamorphosé le tissu économique du chef lieu du département de l’Océan, la pause observée à l’heure actuelle risque causée des dégâts irréversibles.

Le vent de la pandémie à coronavirus continue de fragiliser les industries. Le secteur agricole n’est malheureusement pas épargner. Il a fallu attendre le mois d’Avril  2021 pour lancer la campagne cacaoyère. Jean claude EKO’O AKOUAFANA, DG de la sodecao a d’ailleurs annoncé la disponibilité de 5 milions de plants. Sensiblement au même moment Atlantic cocoa corporation arrêtait provisoirement ses activités à Kribi.

Le Cacao est un levier d’accumulation de richesses  

Installé dans le Sud du Cameroun, le transformateur ivoirien de cacao Atlantic Cocoa Corporation (Acc), basé dans sa zone industrielle, a pris ses quartier. Et le boum économique annoncé a commencé à prendre corps.  Car  l’usine de transformation de fèves de cacao d’un investissement de 40 milliards de Fcfa et d’une capacité de 48 000 tonnes extensible à 64 000, tournait à plein régime.

Les secteurs du cacao -café au Cameroun  représente 03% du PIB national et 15 % du PIB du secteur primaire. Des chiffres appelés à connaître une cycle de suite géométrique mathématique. Avec une production estimée à  253610 tonnes selon ONCC, le cacao s’est imposé comme le produit de rente par excellence. Son  conditionnement local pour les marchés locaux et internationaux est un atout à préserver.

La chute libre du secteur du cacao possède des effets inducteur sur le tissu social  

Présent dans le top 10 des producteurs en Afrique, le Cameroun mise sur la resilience. 07 de ses 10 regions sont des bassins de production. La fermeture  d’usine de transformation locales va considérablement impacter  ce domaine  en pleine perfusion.

Dans un contexte de diversification de l’économie, la filière cacao offre une panoplie de metiers et d’opportunités d’emploi. Selon le conseil interprofessionnel du cacao et du café on denombre près d’un million de personnes indirectement  ou indirectement dans la filière. Des statistiques qui vont être  revus à la baisse si  le climat actuel s’éternisait. Que dire de la qualité qui va aussi dévaluer le prix à international.

Thierry   EDJEGUE

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