Cameroun : Excellent marqueur de domination sociale et de développement locale

Cameroun : Excellent marqueur de domination sociale et de développement locale

Il s’agit de la langue, au Cameroun, cette perception reste encore obsolète, malgré sa riche diversité culturelle et linguistique.

De moins en moins parlée par les jeunes, certaines langues maternelles sont complètement éteintes et d’autres sont en voie de disparition. Il y’a matière à se positionner en mode crainte. Les langues locales font face à une attitude très peu appréciable d’une génération dite d’avenir. Celle-ci affiche une attitude de honte lorsqu’il faut s’exprimer en langue vernaculaire. Ce qui inquiète !

 Langue locale comme source de développement.

Au regard de l’échiquier économique mondiale, on se rend compte que les pays développés ont pour indice une langue.  Ils l’utilisent pour assoir leurs hégémonies. Antoine de Saint Exupéry disait  » si tu diffères de moi par la culture, loin de me léser, tu m’enrichis ». C’est sans doute dans cette optique que, le colon aura imposé sa langue pour mieux contrôler les peuples africains. Dans un système de néo colonialisme, ils s’adonnent à l’apprentissage de nos langues pour ne plus être étrangers. Alors, la langue est présentée comme un moyen de domination économique. À titre d’illustration, la Chine et la Russie sont des exemples non négligeables de l’impact positif de la langue sur l’économie. Cependant, en Afrique, les pays comme le Sénégal et le Benin tracent le chemin à suivre. Favoriser la vulgarisation de nos langues est ce qu’il y’a de plus élogieux. Il faut noter que les langues sont un moyen de protection de l’identité culturelle et économique.

 L’urgence de l’adaptation.

Les pays de l’empire du milieu, ont su traduire les livres scientifiques en leurs langues. Quand on sait que les progrès scientifiques sont un indice de développement, les pays africains doivent impérativement s’y mettre.

Il faut rappeler que, nos langues sont taxées d’inappropriées dans la transmission des notions scientifiques. Pour cela, il incombe aux spécialistes de nos langues de s’y mettre pour la traduction des livres de sciences. L’on aura ainsi marqué un véritable saut qualitatif vers le développement. Aussi, tel que le confiait le linguiste Mermo Baboul,  » nos langues doivent de plus en plus être parlées dans les foyers ». De plus, l’enseignement de nos langues maternelles doit être systématique pour un développement accru.

DONALD ARMEL OMOLOBINA.

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