Cameroun : Inclusion au cœur des revers de la vie sociale.

Cameroun : Inclusion au cœur des revers de la vie sociale.

C’est la quintessence du recueil de nouvelles de la jeune auteure DJHAMIDI BOND baptisé ‘’WELCOME DANS MON KWATT’’. C’est au total 10 nouvelles aussi palpitantes les unes que les autres que l’auteure présente dans cet ouvrage de 129 pages, paru aux éditions Afribook.

De par sa titraille et l’illustration qui l’accompagne, la jeune femme à travers sa plume, cible la jeunesse africaine en proie aux questions existentielles telles que le travail, la réussite sociale, la religion, le sexe et la problématique d’identité familiale.

Portant fortuitement le même titre que l’ouvrage la première nouvelle plonge le lecteur au cœur de la discussion juvénile autour d’un beignerait bien connu du coin. Avec un francanglais dont elle seule détient le secret. Nous sommes en plein dans l’argo avec des termes tels que : Mamie makalas, chef-mineures, une nyango, le répé, le pater, la mdinidi queen du kwat qui rappellent à tous les souvenirs de ses quartiers plus ou moins modestes où on survit dans une ambiance de solidarité et de vivre ensemble, loin de la bourgeoisie opulente. La seconde nouvelle intitulée AU LE NOM DU PERE est un récit factuel des scènes de viol sans vergogne d’un prélat dans un village qui finira par devenir athée. Le troisième ‘’ L’AMOUR PLUS FORT QUE TOUT’’ et le neuvième ‘’ CHASSEUR DE NUIT’’ parle pratiquement de la même réalité avec un héros (GARBA/FRANKLIN) qui brave les interdits en risquant sa vie au passage  pour avoir celle qu’ il aime [AMY/SAADI].Outre cette remarque saisissante, le lecteur assidu se délecte du niveau de culture générale et  de l’écriture assez aboutie de DJHAMIDI dans POUR L’AMOUR DE MARIA, un véritable contraste de la vie où s’entremêle joie et peine conduisant l’époux à un vol inattendu de bébé pour sécuriser son foyer qui bat de l’aile. LE PRIX DE LA GLOIRE est un appel à se méfier des apparences en milieux professionnel qui sont très souvent trompeuses. Malgré la faiblesse de narration, le lecteur reste tout de même concis par la chute. L’emphase est davantage mise dessus quand on lit ORPHELINE ET AMOUREUSE.

Notre existence est faite de dilemme qui la rendent très souvent complexe et imprévisible, notre auteure se charge de nous le redire au travers d’UN CŒUR SOUS LA DJELLABA et LE DILEMME DE TABITA. En sommes la plume de cette trentenaire nous présente des clichés, voir des tranches de vie qui mérite introspection et interrogation sérieuses pour que notre existence prenne un tout autre sens.

                   Thierry EDJEGUE

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