Cameroun : Le paludisme tient la palme d'or des maladies mortelles

Cameroun : Le paludisme tient la palme d'or des maladies mortelles

Les chiffres enregistrés autour du paludisme inquiètent au point de compromettre le plan de riposte national.

La célébration en grande pompe malgré les restrictions sanitaires de la 14eme journée mondiale de lutte contre le paludisme a permis d’examiner et mieux apprécier l’engagement de l’État contre cette maladie. Problème de santé publique selon le MINSANTÉ, le paludisme est plus virulent que la Covid-19 qui cristallise toutes les attentions.

 Les statistiques effrayantes sur la maladie

Selon la cellule de communication du Minsante « Plus de 2.646.139 cas de paludisme ont été rapportés au cours de l’année derrière et malheureusement 4121 en sont décédés. » Des chiffres assez révélateurs de l’ampleur des dégâts causés par cette maladie. Outre la question du traitement, on devrait se pencher sur l’environnement des ménages et autres formations sanitaires. Car sur dix patients parvenus en consultation, trois sont atteints de paludisme.

 Dans le rapport mondial de l’année 2019, OMS classe le Cameroun au 11éme rang des pays les plus touchés. Car chaque année on dénombre environ six millions de cas estimé et environ onze millions décès. Les enfants de moins de 5ans représentent 60% des cas. Maladie endémique, le paludisme n’épargne aucune région. Albert ENOGUENE l’a eu en espace de cinq mois à Bafoussam et Yaoundé.

Une lutte à géométrie variable contre le paludisme

« Zero palu-tirer un trait sur le paludisme » thème choisit pour cette commémoration est un signal très fort pour accélérer la lutte. Seulement le gouvernement semble abonder en paroles mais pose très peu actions concrètes. À l’hôpital de district de Messassi, les femmes enceintes et celles ayant accouchées sont privées de moustiquaires. Si la meilleure prévention reste l’usage quotidien de la moustiquaire imprégnée à longue durée d’actions, quel est donc le sort réservé à ces femmes ?

Faute d’informations sur la gratuité du traitement, beaucoup de parents perdent des nourrissons de suite de paludisme. D’autres s’en remettent à la médecine traditionnelle qui semble plus efficace en négligeant la propriété de leur écosystème.

Pour inverser la tendance de ces chiffres alarmants chacun doit jouer sa partition. L’État à travers le programme national de lutte contre le paludisme, les partenaires au développement en améliorant la qualité de vie et le citoyen en étant responsable.

 Thierry EDJEGUE

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