Cameroun : Le paludisme est la cause principale des mortalités infantiles

Cameroun : Le paludisme est la cause principale des mortalités infantiles

Les enfants de moins de 5 ans, constituent des proies faciles du paludisme. Cette frange de la population, enregistre un taux important de mortalité associé au paludisme.

L’OMS dans ces derniers rapports, présente le plasmodium falciparum comme le parasite le plus prévalent. 99, 7% est le chiffre estimatif, des cas de paludisme enregistrés chaque année. Ce chiffre démontre en réalité, la délicatesse de la carte sanitaire mondiale.

 L’Afrique ploie sous le joug du paludisme

Un rapport de l’UNICEF pour l’année 2019, donne des sueurs froides. Celui-ci révèle que 19 pays de l’Afrique subsaharienne, ont concentré 85% de cas de paludisme. Il faut ainsi rappeler que l’Afrique perd en moyenne, 180.000 personnes en moins d’un an de paludisme. Et, près de 70% d’enfants de moins de cinq ans décèdent, des suites de paludisme en Afrique.

 Des chiffres inquiétants

En 2018, près de 11 millions de femmes enceintes, auraient été exposées à une infection palustre sur le continent. L’Afrique Centrale présentait 35%de cas, suivi par les sous régions, Afrique de l’Est et Australe, soit 20%. Le Congo Démocratique et le Nigeria se sont partagés les 39%.

L’UNICEF révèle par ailleurs que, presque 872 000 enfants naissent avec un faible poids. L’on les représente par le taux de 16%, ce qui n’est pas rien. Cette insuffisance pondérale, est liée au paludisme pendant la grossesse chez la femme enceinte. L’UNICEF souligne que, en Afrique, comme dans le monde, l’on enregistre toutes les 30 secondes un décès d’enfant lié au paludisme.

Rappelons ainsi que, chaque année, L’OMS enregistre 350 à 500 millions de cas de paludisme. L’Afrique quant à elle, enregistre-les 1/5 des mortalités infantiles liées au paludisme, par rapport au pourcentage mondial.

 Incidence du paludisme sur le continent noir.

Toutefois, le fort taux de paludisme enregistré en Afrique, représente un bémol dans la mise en musique de son développement. Les conséquences liées au palu, ne sont plus à démontrer.

Il ralentit la croissance et le développement économique des États. Dans le même temps, il perpétue un cercle vicieux de pauvreté. L’on pourrait le qualifier de  » maladie de la pauvreté « . Faut-il le rappeler, le paludisme touche principalement, les zones rurales très pauvres. Dans les pays du sud, le paludisme existe à l’état endémique. Cependant, des solutions pour endiguer ou réduire le phénomène, sont envisageables.

Le paludisme peut être évité et soigné.

Des moyens efficaces sont développés pour combattre cette maladie. Ceci, tant sur le plan préventif que sur le plan curatif. L’UNICEF révèle que, 20% de mortalités infantiles peuvent être réduits. Il s’agit par exemple de dormir et faire dormir les enfants, sous des moustiquaires imprégnées de longue durée d’action. C’est alors que l’utilisation des moustiquaires, s’avère impératif du fait que 6 enfants sur mille peuvent être sauvés chaque année.

Aussi, un accès rapide au traitement, permet de réduire en grand nombre les cas de décès.  » Un traitement préventif intermittent du paludisme durant la grossesse, protège la mère et le bébé. Car, celui-ci permet de réduire le taux d’insuffisance pondérale à la naissance et le taux d’anémies chez la femme enceinte. Cette déclaration de l’UNICEF, convoque les États sur la question de couverture santé universelle.

DONALD ARMEL OMOLOBINA

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