Cameroun - Société : Pas de répit possible pour la DGSN autour de la CNI

Cameroun - Société : Pas de répit possible pour la DGSN autour de la CNI

Dos au mur depuis des semaines face à la pression qui vient du peuple, les autorités en charge de la confection de ces pièces tentent de se défendre pour trouver accalmie .

Le professeur Viviane ONDOUA BIWOLE, dans son compte Facebook déclarait en fin de semaine dernière<<Gérer une administration c’est apporter des réponses simples et complexes.Ce n’est pas brandir les hautes instructions du chef de l’état>>. Une citation qui tranche nette avec le communiqué de presse de la Sûreté Nationale qui essaye d’expliquer la crise de l’établissement de la CNI par les failles du système ou la problématique des multiples identités, en omettant à tord ou à raison les questions essentielles qui alimentent toutes les conversations au Cameroun. Pour savoir le timing légal de fabrication des pièces officielles, préoccupation majeure des citoyens.

Léopold NGODJI qualifie la gouvernance autour de ce qui est devenue plus qu’une crise de cacophonique et médiocre ! <<c’est le réflexe exact de la narration d’une gouvernance systémique virussée.c’est la preuve que le dispositif de gestion des affaires de la cité est autant léger, corrompu, irresponsable etc… sinon, comment peut-on expliquer qu’un citoyen sollicite l’établissement d’un document administratif, qu’il s’acquitte des frais requis et que l’administration en charge de sa production soit incapable de le servir,au -delà du délai prévu,un mois, deux mois et même parfois des années ?>>.

Sommes-nous devant un dispositif de management crypté ou encore devant une administration qui se ment à elle même, devant des responsables publiques irresponsables qui ne savent ce qu’est l’accountability ? Le Délégué Général de la Sûreté Nationale appelle toutefois <<le Public au bon sens, à l’esprit de discernement, et d’avantage de prudence et de vigilance face aux tentatives d’anarques et de manipulation façonnées par des individus sans scrupules.Il invite par ailleurs les citoyens à dénoncer les actes de cette nature afin que ces individus soient démasqués>>

Selon l’émission canal police diffusée sur le poste de la CRTV, le mardi 12 Janvier 2021, le gouvernement par le truchement de la Délégation Générale à la Sûreté Nationale ambitionne une production en masse des CNI, et on passera de 10000 à 15000 par jour avec la mise en place du centre de production secondaire de Garoua et mieux encore les agents de police se chargeront d’envoyer les SMS aux citoyens, en les invitant à venir retirer leur Cartes nationales d’identité ou à composer le numéro vert 1550 pour être suffisamment édifiés sur les retards éventuels de la disponibilité de ce document.

Le sociologue Serges Aimé BIKOÏ pense que cette réaction est<<Une réponse aux doléances exprimées dépuis le début de l’année 2021 par des Camerounais ayant lancé le mouvement dont le slogan est »JE VEUX MA CNI »en fait, nous sommes face à une DGSN qui réagit par embuscade en raison de la pression prescriptive et massive des concitoyens.

C’est l’essence des dirigeants du régime de Yaoundé,opter pour la communication défensive et non pour la communication anticipative>>

Cet imbroglio pose en filigrane le questionnement de la nationalité Camerounaise dans un monde essentiellement virtuel, commandé par l’informatique et les autres moyens de communication moderne. Il faut espérer qu’un nouveau jour se lèvera à l’aube de cette année nouvelle marquant un nouveau cycle avec la venue de la décentralisation qui reste encore une affaire de discours.

Thierry Edjegue

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