Changement climatique : Une terrible vague de froid annoncée pour la fin d’année

La révélation est faite par le N° 20 du BULLETIN SAISONNIER DES PREVISIONS CLIMATIQUES AU CAMEROUN de L’OBSERVATOIRE NATIONAL SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES « ONACC».

Changement climatique

Le mois de Septembre est considéré comme celui du retour des pluies au Cameroun. Seulement elles sont invisibles et froid règnent en maître depuis quelques jours dans la cité capitale. Situation inquiétante quelque peu pour les habitués. De plus un autre phénomène s’observe a Ongola « Aux premières heures de la matinée, une enveloppe brumeuse couvre la ville. Il semble se dissiper entre 9h et 11h. Mais vers 12h, elle descend davantage, s’épaississant. Et la nuit, la visibilité est carrément nulle dans certaines zones de la ville.», explique un Yaoundéen rencontré dans la rue . La raison est que le Cameroun subit les effets néfastes des changements climatiques.

Retour sur le contenu du bulletin N° 20 de l’ONACC

Dès introduction les experts plantent le décor. « Le Cameroun est de plus en plus vulnérable aux changements climatiques. Les effets néfastes de ces changements climatiques sont aujourd’hui perceptibles, à travers les cinq zones agro écologiques du pays, dans de nombreux secteurs de développement socio-économiques. » La messe est dite. Côte température l’ONACC annonce une vague intense de froid entre les mois de Septembre et Novembre 2022. De fortes pluies pouvant entrainées des inondations sont attendues. « Au Cameroun durant les mois de septembre, octobre et novembre, le Front Intertropical (FIT) se trouve dans la partie Nord du Tchad .Cette période se caractérise par la pénétration continue de la Mousson de la partie Sud-Ouest vers l’intérieur du territoire Camerounais. Ces vents humides sont porteurs de pluies indépendamment des localités sur l’entendue du territoire » peut-on lire à la page 5 de ce bulletin.


La période qui va de septembre à novembre 2022 sera marquée par d’abondantes précipitations au mois de septembre, avec un risque très élevé d’enregistrer des cas d’inondations, dans un contexte où les sols sont déjà saturés en eau, dans les bas-fonds et les zones marécageuses des localités de : Banyo, Yimbéré, Tignère, Ngaoundéré, Tibati, Mbakaou, Dota, Meiganga ; Kongolo de Yoko, Ngoro, Bafia, Obala, Akonolinga, Yaoundé, Eséka et Mbalmayo. de Kribi, Campo, Lolodorf, Zoétélé, Ebolowa, Sangmélima, Djoum, Akom II, Ambang et Nyabizan.

Des glissements et éboulements de terrains sont annoncés dans les zones à écologie fragile des localités de : Makam, Foumban,Tonga, Fotang, Makoupa, Nkoumagba, Bamendjim, Mbouda, Batcham, Dschang, Bafoussam,Foumbot et Bazou ; Furuwa, Ako, Nkambè, Nwa, Audu, Munkep, Esu, Benakuma, Wum, Fundong, Kumbo, Widekum, Bali, Batibo, Pinyin et Babalang.


En parcourant les 62 pages qui composent le bulletin de l’ONACC on peut aussi voir les impacts potentiels et réponses proposées par secteur d’activité (agriculture, élevage, santé, eau et énergie, tourisme, environnement et biodiversité, transport, etc..) Afin de permettre aux populations de s’ajuster et de s’adapter aux effets néfastes et risques liés à ces changements.

T.E

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